La BCE reste tiraillée entre inflation et resserrement des conditions de financement

Ulrike Kastens, DWS

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Dans l’ensemble, la Banque centrale européenne demeure encline à relever ses taux. Christine Lagarde déclare que la direction à suivre est claire et qu’une hausse des taux en décembre est donc envisageable.

Même si la conférence de presse de la BCE a été dominée par les questions relatives à la démission de la présidente de la BCE, Christine Lagarde, l’attention du marché devrait toutefois se porter sur l’évolution de la communication en matière de politique monétaire. A cet égard, deux facteurs s’opposent: d’une part, la forte hausse des prix de l’énergie, qui dépasse les prévisions des projections de septembre et qui entraînera une nouvelle augmentation du taux d’inflation. D'autre part, le resserrement général des conditions de financement, qui devrait freiner l'inflation et la croissance. C'est précisément ce point qui a été explicitement intégré dans la déclaration liminaire et qui a sans doute été déterminant dans le maintien du taux de dépôt actuel à 2,50%. La décision a été prise à l'unanimité, bien que certains membres de la BCE aient initialement plaidé en faveur d'une hausse des taux d'intérêt en raison des risques d'inflation accrus.

Dans l’ensemble, la BCE reste encline à relever ses taux. Christine Lagarde a souligné que la direction à suivre était claire et qu’une hausse des taux en décembre était donc envisageable. En fin de compte, tout dépendra des données, en particulier de la tendance sous-jacente de l’inflation, qui s’est jusqu’à présent révélée très stable. Tout bien considéré, les déclarations de la BCE nous semblent toutefois nettement plus équilibrées. C’est surtout l’accent mis sur le resserrement des conditions de financement qui a fait pencher le ton général vers un nombre de hausses de taux nettement inférieur à celui attendu par le marché. La question française devrait par ailleurs persister au cours des prochains mois. Comme dans ses précédentes déclarations, la présidente de la BCE, Christine Lagarde, a souligné que la BCE disposait d’instruments pour contrer les dynamiques de marché injustifiées et désordonnées.

La démission de la présidente de la BCE, Christine Lagarde, annoncée pour le 7 février 2027, offre aux chefs d’Etat et de gouvernement de la zone euro l’occasion de trouver une solution globale pour pourvoir les postes vacants au sein du directoire. Les sondages actuels montrent que l’ancien gouverneur de la banque centrale espagnole, Hernández de Cos, et l’ancien gouverneur de la banque centrale néerlandaise, Klaas Knot, sont les mieux placés pour occuper le poste à la BCE. Il reste toutefois à voir si les chefs d’Etat et de gouvernement se rallieront à cet avis, comme c’est toujours le cas pour ce genre de décisions.

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