La croissance de l’activité économique du secteur privé dans la zone euro a ralenti en décembre, plombée par les difficultés de l’industrie en Allemagne, tandis que les services restent globalement en bonne forme, selon l’indice PMI Flash publié mardi par S&P Global.
Ce baromètre, calculé sur la base de sondages auprès d’entreprises, s’est replié à 51,9 points ce mois-ci contre 52,8 points en novembre.
Un chiffre situé sous la barre des 50 signale une baisse de l’activité. Au-dessus de ce seuil, il reflète une expansion.
Au total, le secteur privé est resté en croissance tout au long de l’année écoulée, une première depuis la pandémie de Covid-19, relève S&P dans un communiqué.
Une nouvelle fois, les services restent le principal moteur de l’activité du secteur privé, alors que l’industrie a enregistré au contraire une légère contraction en décembre.
Concernant les perspectives, elles sont totalement divergentes à ce stade. D’un côté, l’optimisme a nettement reculé dans les entreprises de services, sous l’effet de la morosité de l’économie allemande.
A l’inverse, l’optimisme s’est renforcé dans l’industrie, remontant à son niveau le plus élevé depuis février 2022.
«Affaiblie par une légère contraction du secteur manufacturier et par un ralentissement de l’expansion du secteur des services, la croissance économique de la zone euro a marqué le pas en décembre», a résumé l’économiste de la banque HCOB, partenaire de S&P, cité un communiqué.
«Cette tendance globale reflète principalement une dégradation de la conjoncture industrielle en Allemagne, laquelle s’est accentuée au cours du mois», a-t-il ajouté, à l’inverse de la France où «une amorce de reprise semble se dessiner dans le secteur manufacturier».
Selon cet économiste, ces tendances devraient pousser la BCE à maintenir ses taux d’intérêts inchangés lors de sa réunion programmée cette semaine, du fait notamment d’une forte inflation dans le secteur des services.