USA: Stephen Miran plaide pour la poursuite de la baisse des taux de la Fed

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Le responsable de la banque centrale nommé par Donald Trump estime que l’inflation est orientée dans la bonne direction.

Face à une inflation qu’il estime orientée dans la bonne direction, le responsable de la Réserve fédérale américaine (Fed) Stephen Miran a estimé lundi, lors d’une intervention à New York, que la banque centrale devait abaisser ses taux rapidement.

«L’inflation sous-jacente se rapproche de notre cible», a-t-il estimé dans un discours. «Dans la mesure où la politique monétaire a un effet décalé de plusieurs trimestres, je pense qu’un relâchement plus rapide nous rapprocherait de manière appropriée du taux neutre».

Le taux neutre est celui qui n’a aucun effet, soit en la soutenant soit en la ralentissant, sur l’économie d’un pays.

Certes, «les familles américaines restent mécontentes quand on parle de pouvoir d’achat» mais «les prix sont de nouveau stables, même si à des niveaux plus élevés», alors que dans le même temps «l’expérience nous rappelle qu’une détérioration du marché du travail peut se produire rapidement et être difficile à inverser», a détaillé M. Miran.

La Fed dispose d’un double mandat, sans priorité, consistant à s’assurer de la stabilité des prix, autour d’une inflation à 2% sur le long terme, tout en garantissant les conditions permettant de se rapprocher du plein emploi.

Si le taux de chômage aux Etats-Unis reste toujours faible, à 4,4%, il est en légère augmentation, dans un contexte où les signes de ralentissement du marché de l’emploi se multiplient. L’inflation, elle, a continué d’accélérer en septembre aux Etats-Unis, à +2,8% sur un an.

Si Stephen Miran reconnait «ne pas savoir quelles sont les causes» de cette inflation persistante, il repousse les effets des droits de douane, estimant par ailleurs qu’une baisse à venir des prix du logement devraient permettre de faire ralentir les indices des prix à la consommation.

La Fed a décidé lors de sa dernière réunion, mercredi, d’abaisser ses taux de 0,25 point, pour les ramener dans une fourchette comprise entre 3,50% et 3,75%, le président de l’institution, Jerome Powell, laissant entendre en conférence de presse qu’une seule baisse supplémentaire devrait intervenir en 2026.

Le comité de politique monétaire de la banque centrale (FOMC) était cependant divisé, deux de ses membres votant en faveur d’un maintien des taux à leur niveau alors que Stephen Miran s’est prononcé en faveur d’une baisse plus marquée.

Nommé par Donald Trump jusque fin janvier en remplacement d’un membre démissionnaire, M. Miran soutient la position d’une baisse plus marquée des taux de la Fed, position défendue par le président des Etats-Unis qui estime que l’institution et son président n’agissent pas assez et trop tard.

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