Avec la guerre au Moyen-Orient et la flambée des cours de l’énergie, la hausse généralisée des prix s’est renforcée un peu partout aux Etats-Unis, a mis en avant mercredi la Réserve fédérale (Fed) dans sa revue régulière des conditions économiques du pays.
Par rapport à la précédente édition du «Livre beige» de la Fed, qui date de mi-avril, «les prix ont augmenté à un rythme modéré ou fort, avec plus de régions faisant état d’une inflation plus élevée», a souligné l’institution.
Selon les données, «les coûts relatifs à l’énergie ont été la première cause des pressions inflationnistes, avec des répercussions sur le transport, l’emballage, l’épicerie et les engrais».
Dans l’ensemble, «les coûts n’étant pas liés au travail ont progressé plus vite que les prix de vente, augmentant les inquiétudes concernant une réduction des marges» des entreprises, a pointé le document.
Alors que le coût de la vie est la première préoccupation des Américains, il est difficile pour les entreprises de répercuter la hausse de leurs coûts de production, selon la Fed.
Les sociétés préfèrent adopter «des stratégies d’atténuation de l’inflation» afin de maintenir la demande, a relevé la banque centrale.
Les entreprises restent par ailleurs attentistes dans la gestion de leur force de travail, avec un «environnement de faible embauche et faible licenciement et les salariés hésitent à changer d’emploi du fait de l’incertitude économique».
Malgré tout, «l’activité économique a progressé à un rythme léger ou modéré» dans la plupart des régions de la Fed, portée principalement par «une consommation qui reste solide pour les revenus élevés» mais surtout une activité industrielle «en progression à un rythme modéré ou fort».
Malgré ce contexte incertain, la Réserve fédérale assure que «les anticipations des entreprises pour les six prochains mois restent inchangées en termes de croissance».
La prochaine réunion du comité de politique monétaire de la Fed (FOMC) est prévue les 16 et 17 juin prochains et sera la première présidée par le nouveau patron de la Banque centrale, Kevin Warsh.
En l’état les marchés anticipent un maintien des taux dans la fourchette actuelle, entre 3,50% et 3,75%, selon l’outil de veille FedWatch du groupe CME.