Sulzer annonce une nouvelle restructuration et s’envole en bourse

AWP

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Le groupe industriel va se délester de 10% des effectif dans la division Chemtech, après une amélioration de la rentabilité sur six mois. L’action clôture sur un bond de 7,6%.

Sulzer a annoncé vouloir biffer 10% des effectifs dans sa division Chemtech, pénalisée par des reports de projets au premier semestre. La cure d’amaigrissement promise a été saluée par les investisseurs, qui ont aussi savouré une amélioration de la rentabilité à mi-parcours.

Le chiffre d’affaires du groupe s’est rétracté de 4,1% à 1,67 milliard de francs, a indiqué la société winterthouroise mardi dans un communiqué. La croissance organique a, elle, atteint 1%. Les entrées de commandes, qui permettent d’anticiper les recettes à venir, ont reculé de 3,9% à 1,78 milliard. Au 30 juin, le carnet de commandes était toutefois étoffé de presque 3% à 2,4 milliards.

Dans le détail, la division Chemtech a peiné, affrontant des reports de prises de décisions pour des projets dans les biopolymères, la capture de carbone et les carburants d’aviation dits durables. Les ventes ont diminué de quasiment 5% quand les prises d’ordres ont chuté de 23%.

Chemtech sera l’objet de mesures de restructurations, qui prévoit une réduction d’effectifs de 10%, a indiqué en téléconférence la directrice générale Suzanne Thoma. A fin décembre 2025, cette unité comprenait 2781 employés, un total déjà en baisse de 5% sur un an. Celle qui préside également le conseil d’administration a assuré que les mesures feront pleinement effet au premier semestre 2027.

Dans le même temps, le chef des finances Thomas Zickler a ajouté que les coûts du programme ne grèveront pas la rentabilité en deuxième partie de 2026, alors que l’entreprise estime intact son potentiel de croissance. Les prévisions annuelles ont été reconduites.

Dans l’unité Flow, les prises d’ordres ont augmenté de 1,4%, portées par les secteurs de l’énergie et des infrastructures. Elles ont été moins nombreuses dans l’eau et l’industrie, «reflétant les perturbations dans les chaînes d’approvisionnement et les retards de projets en raison de la situation géopolitique» au Moyen-Orient.

La marge Ebitda de Flow a crû, tout comme celle de Services, où les ventes ont aussi augmenté.

Rentabilité protégée

A l’échelle du groupe, la rentabilité s’est étoffée. Le résultat brut d’exploitation (Ebitda) a grimpé de 3,1% à 258,7 millions au premier semestre. La marge Ebitda s’est enrobée à 15,5% contre 14,4% un an plus tôt. Quant au bénéfice net, il s’est inscrit à 138,8 millions, amélioré de 8,3% comparé au premier semestre 2025.

Yannick Ryf de la Banque cantonale de Zurich évoque un semestre sur la retenue, mais dans la lignée des attentes. Sulzer a été pénalisé par une base de comparaison élevée, des effets de change négatifs et des difficultés sur les marchés finaux, mais aussi par des surcapacités en Chine pour la division.

UBS, de son côté, s’attarde sur le fait que les flux de liquidités libres ont fondu à 12,8 millions, après 43,2 millions un an plus tôt. La grande banque pointe les stocks élevés, les projets reportés et des dépenses d’investissement considérable.

A la bourse, l’action Sulzer a terminé en hausse de 7,6% à 152,30 francs, dans un SPI en hausse de 1,08%. 

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