Malgré des ventes en baisse en 2020, SGS est optimiste

AWP

1 minutes de lecture

Le chiffre d’affaires du groupe genevois a diminué de 15,1% à 5,6 milliards de francs. Le titre fléchit de 0,4%.

Malgré des ventes et un bénéfice en recul en 2020, le géant de l’inspection et de la certification SGS est parvenu à préserver sa marge opérationnelle, convaincant au passage des analystes enthousiasmés par sa gestion des coûts. Pour le directeur général Frankie Ng, il est temps de se tourner vers l’avenir et de considérer la pandémie moins comme une crise que comme un catalyseur de nouvelles opportunités.

Le chiffre d’affaires du groupe a diminué de 15,1% à 5,6 milliards de francs en 2020, indique un communiqué publié jeudi. Le résultat d’exploitation (Ebit) s’est contracté de 26,5% à 795 millions, avec une marge afférente qui s’est affaissée de 2,2 points de pourcentage à 14,2%.

SGS a également cédé du terrain au niveau du bénéfice net, qui recule de 15,2% à 565 millions de francs. Ces résultats annuels sont ainsi légèrement inférieurs aux prévisions des analystes du consensus AWP, sauf pour le bénéfice net qui est plus élevé qu’attendu.

Le délivreur de labels et de certificats de conformité a donc bien été affecté par la crise mais déclare avoir observé «une amélioration graduelle au cours du second semestre de 2020 avec un retour à la croissance en décembre». Le conseil d’administration proposera à nouveau un dividende stable à 80 francs par action.

La crise comme opportunité

Aucune perspective chiffrée n’a été émise concernant l’évolution des affaires en 2021. Mais pour Frankie Ng, «la crise pandémique va laisser des stries qui pourraient nous être favorables. Il y aura dans le monde post-Covid, un besoin plus important encore d’inspection et de certification. Nous sommes donc positifs quant à l’avenir, puisque les fondamentaux restent et que d’autres opportunités s’ouvrent», a-t-il indiqué dans un entretien accordé à AWP.

Il a par ailleurs évoqué la nouvelle stratégie du groupe, qui sera officiellement présentée durant la journée des investisseurs en mai 2021. La structure opérationnelle d’SGS a ainsi été simplifiée pour passer de huit à quatre divisions.

Les analystes s’accordent pour souligner la rapidité avec laquelle la société a mis en place des mesures pour sauvegarder sa marge opérationnelle et ainsi compenser un chiffre d’affaires en perte de vitesse. «La première série de mesures a été de s’assurer que nos propres protocoles sanitaires n’allaient pas affecter nos opérations», a expliqué Frankie Ng.

Pour Vontobel, la nouvelle normalité post-COVID-19 augmentera la demande en tests, inspections et autres certifications sur le long terme. Il s’enthousiasme d’ailleurs sur le portefeuille du groupe genevois, qui a préparé des bases de profits attractifs dans le futur, selon l’expert. Il maintient sa recommandation à l’achat.

Goldman Sachs estime que tous les investisseurs auront les yeux tournés vers la marge opérationnelle «et ses implications pour les bénéfices en 2021». Le géant bancaire américain souligne qu’une croissance plus rapide pourrait avoir un impact positif sur le cours du titre, en particulier en comparaison avec le reste du secteur.

A la Bourse suisse, la nominative SGS a reculé de 0,4% à 2743 francs, dans un SMI en repli de 0,50%.

A lire aussi...