Matières premières: l’or au plus haut en six ans, le nickel s’envole

AWP

1 minutes de lecture

Dans la nuit de jeudi à vendredi, l’once d’or a atteint un niveau plus vu depuis mai 2013, à 1453,07 dollars.

L’or a progressé sur la semaine, atteignant même un plus haut en six ans du fait d’un accès de faiblesse du dollar.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, l’once d’or a atteint un niveau plus vu depuis mai 2013, à 1453,07 dollars.

«L’or a reçu un nouveau coup de fouet avec le déclin du dollar», a expliqué Konstantinos Anthis, analyste pour ADS Securities.

Le dollar a en effet souffert jeudi de commentaires accommodants de la part de responsables de la Réserve fédérale américaine.

L’or, comme de nombreuses autres matières premières, étant libellé en billets verts, une baisse de celui-ci le rend moins onéreux pour les acheteurs utilisant d’autres devises.

Par ailleurs, une enquête du Conseil mondial de l’or publiée jeudi a montré que les banques centrales restaient friandes d’or, après une demande record en 2018.

Sur le London Bullion Market, l’once d’or valait 1438,29 dollars vendredi vers 11h10 GMT (13h10 à Paris), contre 1408,06 dollars le vendredi précédent.

Le nickel bondit

Le nickel est monté jeudi à un plus haut en un an, à 15.115 dollars la tonne. Depuis deux semaines, le métal a gagné environ 20%.

«Les producteurs d’acier inoxydable n’ont pas réduit leur production autant que prévu, ce qui soutient les prix», a expliqué Al Munro, analyste pour le courtier Marex Spectron.

Citant le Shanghai Metals Market, il souligne également que «la bonne humeur (des marchés) dope les prix».

A l’inverse, pour Daniel Briesemann, analyste pour Commerzbank, la hausse est plutôt due à des «achats spéculatifs» et il faut s’attendre à une correction.

Si l’information selon laquelle l’Indonésie pourrait à nouveau interdire les exportations de nickel en 2022 a également profité aux prix, elle «ne devrait pas concentrer autant d’attention», a-t-il ajouté.

Sur le LME, la tonne de nickel pour livraison dans trois mois s’échangeait vers 11h10 GMT à 14.670 dollars, contre 13.285 dollars le vendredi précédent.

Le sucre pénalisé par l’Inde

La tonne de sucre blanc échangée à Londres est tombée lundi à 291,50 dollars, son plus bas niveau depuis fin 2007, avant de se reprendre. Quant à la livre de sucre brut échangée à New York, elle est tombée jeudi à 11,53 cents, un niveau plus vu depuis presque deux mois.

«Le marché discute des énormes livraisons et de l’+abondance+ de sucre brut et blanc thaïlandais, et (les investisseurs), qui parient à la baisse, s’interrogent sur les niveaux de demande de l’Extrême-Orient», a résumé Jack Scoville, analyste pour Price Futures Group.

De plus, «des informations en provenance d’Inde indiquent que le pays a toujours beaucoup de surplus de sucre blanc qu’il va probablement devoir exporter», a-t-il ajouté en soulignant que le pays a plus de sucre qu’il ne peut en consommer, notamment du fait de stocks conséquents.

«L’Inde pourrait démarrer la nouvelle saison avec des stocks de presque 15 millions de tonnes», a précisé Carsten Fritsch, analyste pour Commerzbank.

A Londres, vers 11h10 GMT, la tonne de SUCRE BLANC pour livraison en octobre valait 315,20 dollars, contre 314,90 dollars le vendredi précédent. A New York, la livre de SUCRE BRUT pour livraison en juillet valait 11,62 cents, contre 12,39 cents sept jours auparavant.

A lire aussi...