Le chocolatier industriel Lindt & Sprüngli se sépare de son directeur général (CEO) Adalbert Lechner. Son prédécesseur à ce poste et actuel vice-président du conseil d’administration Dieter Weisskopf reprend du service à titre intérimaire jusqu’au recrutement d’un nouveau patron titulaire, espéré pour le deuxième trimestre de l’an prochain.
La manoeuvre vise à remettre le groupe de Kilchberg sur la voie d’une croissance robuste soutenue et de capturer les opportunités sur tous ses marchés. «La confiance a constitué un facteur déterminant dans cette rocade», a asséné M. Weisskopf en conférence de presse lundi matin.
Adalbert Lechner pour sa part quittera l’entreprise, mettant un terme à 33 ans de carrière pour le compte de Lindt & Sprüngli.
Lindt & Sprüngli avait opéré à l’été un changement de stratégie, édulcorant notamment des prix qui avaient pris l’ascenseur dans l’espoir de reconquérir des clients. Le groupe avait dans la foulée ravalé une bonne partie de son ambition de croissance pour l’année en cours, pour la seconde fois déjà.
La feuille de route à brève échéance reste d’actualité, qui prévoit une évolution des recettes entre stagnation et progression de 2% sur un an. Etabli entre 6 et 8% en début d’année, cet objectif avait déjà été ramené entre 4 et 6% avant même la fin du premier trimestre.
La répercussion de la flambée des prix du cacao sur ses propres tarifs en 2025 handicape depuis les volumes de ventes de Lindt & Sprüngli, alors que s’estompe désormais l’effet prix sur la base de comparaison. En plus de tarifs moins piquants, la reconquête de la clientèle doit passer par des campagnes promotionnelles et des lancements de nouveaux produits.