L’euro se reprend face au dollar, pénalisé par la croissance US

AWP

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La monnaie européenne valait 1,1558 dollar vers 21h contre 1,1554 dollar mercredi soir.

L’euro, aidé par des indicateurs allemands, regagnait du terrain jeudi face à un dollar ébranlé par une révision à la baisse de la croissance américaine au premier trimestre.

Vers 19H00 GMT (21H00 à Paris), la monnaie unique européenne valait 1,1558 dollar contre 1,1554 dollar mercredi à 21H00 GMT.

La devise européenne montait légèrement face à la monnaie nipponne à 127,82 yens, contre 127,39 yens mardi soir.

Le dollar progressait également face à la devise japonaise à 110,59 yens, contre 110,26 mardi soir.

Le dollar perdait du terrain face à l’euro après une légère révision à la baisse de la croissance américaine au premier trimestre, à 2% en rythme annuel.

«Il s’agit du deuxième jour consécutif d’indicateurs mitigés» sur l’économie des Etats-Unis après l’annonce mercredi d’une baisse des commandes de biens durables en mai, a remarqué Kenny Fisher d’Oanda.

Les anticipations pour le deuxième trimestre sont bonnes, «certains analystes prédisant une croissance de plus de 5% grâce aux énormes rabais fiscaux déployés en janvier», a-t-il souligné.

Mais «l’escalade de la guerre commerciale entre les Etats-Unis et ses partenaires commerciaux, en particulier la Chine, pourrait freiner le PIB du deuxième trimestre», a ajouté le spécialiste.

De son côté, l’euro s’est redressé en milieu de séance européenne malgré un ralentissement de l’inflation en Allemagne en juin, à 2,1% sur un an, contre 2,2% en mai. Toutefois, la dernière fois que le taux d’inflation allemand est resté pendant deux mois consécutifs au-dessus des 2% remonte à fin 2012.

Quant au moral des consommateurs allemands, il devrait se stabiliser à un haut niveau en juillet, selon l’institut GfK.

Selon Carsten Brzeski, analyste pour ING, ces chiffres sont à la fois «rassurants» et «inquiétants» pour la Banque centrale européenne (BCE).

«Rassurants car la stabilisation de la confiance des consommateurs à un haut niveau devrait soutenir les prévisions de la BCE quant à une reprise continue. Mais inquiétants, car malgré le resserrement du marché du travail, un manque de travailleurs qualifiés et de récentes augmentations des salaires, l’inflation sous-jacente (hors produits particulièrement volatils comme l’énergie) reste basse et n’a pas encore accéléré», a-t-il expliqué.

La BCE est engagée dans un processus de normalisation progressive mais ne prévoit pas de hausse des taux avant l’été 2019.

Un relèvement des taux aurait pour effet de rendre l’euro plus rémunérateur et donc plus attractif pour les cambistes.

Côté géopolitique, les dirigeants des pays de l’UE se retrouvent jeudi et vendredi à Bruxelles pour tenter de surmonter leurs profondes divisions face au défi migratoire, et sur l’avenir de la zone euro, lors d’un sommet sous tension.

La livre britannique a de son côté touché un plus bas depuis novembre à 1,3050 dollar, principalement du fait du manque d’avancée concernant le Brexit, selon les analystes, qui évoquent de plus en plus une sortie de l’Union européenne sans accord.

Vers 19H00 GMT, l’once d’or valait 1.246,99 dollars, contre 1.252,29 dollars la veille.

La monnaie chinoise a terminé à 6,6271 yuans pour un dollar contre 6,6083 yuans mercredi vers 15H30 GMT. Vers 08H30 GMT, elle est tombée à 6,6345 yuans, son plus bas niveau depuis novembre.

Le bitcoin valait 6.100,45 dollars, contre 6.124,96 dollars mercredi soir, selon des chiffres compilés par Bloomberg.

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