Le dollar toujours porté par un possible resserrement monétaire de la Fed

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Vers 20h10, le billet vert s’affiche en hausse de 0,32% face à la monnaie unique européenne, à 1,1464 dollar pour un euro, évoluant autour de ses plus bas niveaux depuis fin mars.

Le dollar continue de gagner du terrain jeudi, soutenu par la perspective d’une possible hausse de taux de la banque centrale américaine (Fed) d’ici la fin de l’année.

Vers 18H10 GMT, il s’affichait en hausse de 0,32% face à la monnaie unique européenne, à 1,1464 dollar pour un euro, évoluant autour de ses plus bas niveaux depuis fin mars.

Le billet vert prenait aussi 0,62% à la devise britannique, à 1,3210 dollar pour une livre.

«Le dollar américain reste fort au lendemain de la réunion de la Fed, les marchés continuant de réévaluer de manière radicale les perspectives de politique monétaire de l’institution», expliquent les analystes de Scotiabank.

Sans surprise, la Réserve fédérale a décidé de laisser ses taux inchangés mercredi.

En revanche, les responsables américains ont suggéré, via leurs prévisions, qu’un resserrement monétaire pourrait intervenir d’ici à la fin de l’année, une perspective qui a fait bondir le dollar.

A l’issue de sa première réunion en tant que nouveau président de la Fed, Kevin Warsh a tenu à rassurer ceux qui pouvaient en douter: la Fed ne laissera pas l’inflation déraper sous sa présidence.

Le ton offensif face aux hausses de prix «ne devrait pas surprendre, mais les exigences du président américain» depuis des mois en faveur d’une baisse des taux avaient «semé le doute à ce sujet», explique Michael Pfister, analyste chez Commerzbank.

Donald Trump avait maintes fois critiqué l’ancien patron de la Fed Jerome Powell, et espérait une politique monétaire plus accommodante en y plaçant un nouveau président.

Ailleurs, la Banque nationale suisse (BNS) et la banque centrale norvégienne ont elles aussi laissé leurs taux directeurs inchangés jeudi, à respectivement 0% et 4,25%.

«La Banque nationale suisse reste dans une position relativement confortable, sans doute plus que la plupart des autres banques centrales», estime Charlotte de Montpellier, analyste chez ING, avec notamment une «inflation plus faible en Suisse que dans les autres économies».

La Banque d’Angleterre a aussi tablé sur un statu quo jeudi, pour la quatrième réunion d’affilée, confortée par l’apaisement géopolitique entre les Etats-Unis et l’Iran.

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