La livre dopée par les espoirs sur le vaccin de Pfizer/BioNTech

AWP

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Vers 17h40, la livre gagnait 0,41% face au dollar, à 1,3220 dollar pour une livre.

La livre britannique poursuivait sa hausse mardi face au dollar et à l’euro, dans un marché des changes par ailleurs calme après l’euphorie de la séance précédente déclenchée par l’annonce de perspectives positives d’un vaccin contre le COVID-19.

Vers 16H40 GMT (17H40 HEC), la livre gagnait 0,41% face au dollar, à 1,3220 dollar pour une livre. Face à l’euro, la livre gagnait 0,43% à 89,34 pence pour un euro. Plus tôt dans la séance, elle avait atteint 1,3278 dollar pour une livre et 88,84 pence pour un euro, à son plus fort depuis près de deux mois.

«N’importe quel signe qu’un vaccin va être trouvé aidera les perspectives de la livre, étant donné l’ampleur des dégâts économiques» provoqués par la pandémie, ont résumé les analystes de Sucden.

L’Angleterre a entamé un nouveau mois de confinement, et la Banque d’Angleterre a abaissé ses prévisions économiques, tablant désormais sur une contraction du produit intérieur brut de 11% en 2020, avec un rebond plus modéré de 7,25% en 2021.

«Le Royaume-Uni a été particulièrement touché par la première vague, en partie en raison de l’importance des services dans l’économie. Le marché estime donc qu’un vaccin provoquerait un rebond plus marqué que dans d’autres pays», précise à l’AFP Jane Foley, analyste chez Rabobank.

«Les Britanniques sont aux premières lignes pour recevoir le vaccin, avec les Etats-Unis», a ajouté Fawad Razaqzada, analyste chez ThinkMarkets.

L’appétit pour le risque qui a animé les marchés après l’annonce de Pfizer/BioNTech a donc particulièrement profité à la livre sterling, alors même que les négociations entre Londres et Bruxelles sur un accord commercial post-Brexit se poursuivent.

«Les acteurs du marché parient qu’un accord commercial sera obtenu», estime M. Razaqzada, interrogé par l’AFP.

L’euro (-0,09% face au dollar) n’a pas bénéficié d’un tel enthousiasme.

«Les interventions des membres de la BCE (Banque centrale européenne) vont probablement limiter la hausse de l’euro, car la réunion de décembre de l’institution approche, avec une possible baisse des taux à la clef. Il n’est pas certain que les informations sur le vaccin dissipent toutes les inquiétudes de la BCE», ont expliqué les analystes de Commerzbank.

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