La livre efface en partie ses pertes malgré l’impasse sur le Brexit

AWP

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Vers 21h30, la devise britannique reculait de 0,42% face au billet vert, à 1,3384 dollar, et de 0,33% face à l’euro, qui s’échangeait pour 90,52 pence.

La livre restait en retrait face au dollar et à l’euro lundi, mais regagnait une grande partie du terrain perdu plus tôt dans la journée, alors même que le gouvernement britannique s’est montré pessimiste sur les négociations post-Brexit.

Vers 20H30 GMT (21H30 à Paris), la livre reculait de 0,42% face au billet vert, à 1,3384 dollar, et de 0,33% face à l’euro, qui s’échangeait pour 90,52 pence.

Elle avait chuté de plus de 1% face aux deux devises pendant la séance européenne, mais s’est redressée en milieu de séance américaine.

«C’est assez déconcertant de voir que la livre a repris quasiment tout ce qu’elle avait perdu», concède Shaun Osborne de Scotiabank.

«Je pense qu’il y a la conviction sous-jacente sur le marché qu’on parvienne à un accord ou un compromis de toute dernière minute d’ici à la fin de la semaine, comme cela se fait souvent dans les négociations européennes», ajoute l’expert.

Le gouvernement britannique a pourtant estimé lundi qu’il y avait «toutes les chances» pour que les négociations entamées dimanche par le Royaume-Uni et l’Union européenne afin de conclure un accord commercial post-Brexit échouent.

Si Londres et l’UE ne trouvent pas d’accord commercial, leurs échanges se feront dès le 1er janvier selon les seules règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), synonymes de droits de douane ou de quotas, au risque d’un nouveau choc pour des économies déjà fragilisées par le coronavirus.

De son côté, l’euro, qui avait atteint la semaine dernière des plus hauts en deux ans et demi face au billet vert, était proche de l’équilibre face à la devise américaine, abandonnant 0,05% à 1,2115 dollar.

Les cambistes attendent notamment cette semaine une décision de la Banque centrale européenne à l’issue de sa réunion de politique monétaire.

Les économistes s’attendent à ce que le conseil des gouverneurs de la BCE décide d’augmenter son programme de rachat de dettes privées et publiques d’au moins 500 milliards d’euros et le prolonge au-delà de juin 2021, jusqu’à décembre au moins.

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