La Banque mondiale (BM) a annoncé mardi, depuis Séoul (Corée du Sud) à l’occasion d’un événement consacré au numérique, lancer une nouvelle stratégie visant à améliorer l’usage numérique et la connectivité dans les pays en développement, afin de générer de nouvelles opportunités de créations d’emploi.
Depuis l’arrivée d’Ajay Banga à la tête de l’institution en juin 2023, l’emploi est devenu l’une des priorités majeures de la banque, alors que, selon ses données, 1,2 milliard de personnes rejoindront le marché du travail dans le monde sur les 10 à 15 prochaines années, principalement en Afrique subsaharienne, avec une projection de créations d’emplois, attendue à 420 millions sur la période.
La stratégie sera axée autour de quatre objectifs: développer une connectivité fiable, rendre abordables les appareils et l’usage des données, augmenter les services en ligne disponibles et enfin préparer les pays concernés aux usages de l’intelligence artificielle.
Elle prévoit notamment la mise en place de financements, pour un montant qui n’a pas été précisé, mais également l’accès, pour les pays qui en feraient la demande, à des services de conseil et une assistance à la mobilisation d’investisseurs privés.
«Les technologies numériques peuvent aider les Etats à créer des emplois», a estimé M. Banga, cité dans un communiqué, «mais réaliser tout ce potentiel implique une approche globale. Notre stratégie vise à mettre en place les différentes pièces nécessaires».
Selon la Banque mondiale, à peine 23% des habitants des pays à faible revenus utilisaient internet en 2025, contre plus de 94% dans les économies avancées.
Au total, deux milliards de personnes dans le monde n’avaient toujours pas accès à internet cette année-là, notamment du fait du prix trop élevé des smartphones ou de l’absence de services en ligne répondant à leurs besoins, alors même que les réseaux mobiles existent.