L’or franchit 4000 dollars, profitant du chaos politique américain et français

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Cette hausse «s’inscrit dans le contexte de la baisse des rendements des bons du Trésor», «et de paralysie budgétaire» aux Etats-Unis, «mais le prix de l’or a progressé tout au long de l’année», indiquent les experts de la Deutsche Bank.

L’or a atteint mercredi un prix inédit, à plus de 4000 dollars, tandis que le dollar progresse, dans un contexte de difficultés politiques et budgétaires en France et aux Etats-Unis.

Mercredi, le métal jaune s’est négocié au-delà des 4040 dollars.

Cette hausse récente «s’inscrit dans le contexte de la baisse des rendements des bons du Trésor», autre valeurs refuges traditionnelles, «et de paralysie budgétaire» aux Etats-Unis, «mais le prix de l’or a progressé tout au long de l’année», rappellent les experts de la Deutsche Bank.

Cette envolée de l’or rappelle celle de «1979, année où le choc pétrolier avait entraîné une forte hausse de l’inflation», estiment-ils.

Avec la guerre au Proche-Orient et en Ukraine et le manque de confiance des investisseurs dans les valeurs américaines en particulier depuis l’élection de Donald Trump à la Maison Blanche, le prix du métal jaune a en effet grimpé de plus de 50% depuis le début de l’année.

En tant que valeur refuge, vers 08H40 GMT (11H40 à Paris), le billet vert montait de 0,27% par rapport à la monnaie unique européenne, à 1,1625 dollar pour un euro, et grappillait 0,05% face à la livre britannique, à 1,3420 dollar.

«La hausse du dollar s’est accélérée, les investisseurs ayant vendu l’euro et le yen», observe Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote Bank.

Cette tendance avec le yen est alimentée par la désignation de la nationaliste Sanae Takaichi comme chef du parti au pouvoir au Japon, future probable Première ministre, ce qui laisse anticiper moins de hausses de taux de la Banque du Japon.

«Le chaos politique français frappe l’euro, accompagné de chiffres de production industrielle allemands désastreux» mercredi, indique Neil Wilson, de Saxo Bank.

Le président Emmanuel Macron a missionné le Premier ministre démissionnaire Sébastien Lecornu pour tenter des négociations de la dernière chance pendant 48 heures, qui s’achèvent mercredi.

Celui-ci s’est montré optimiste mercredi, saluant la volonté de «convergence» des forces politiques pour «avoir un budget» d’ici la fin de l’année qui «éloigne les perspectives d’une dissolution» de l’Assemblée nationale selon lui.

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