L’euro remonte face au dollar après l’emploi américain

AWP

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En hausse de 0,64% à 1,2040 dollar vers 20h45, la monnaie unique européenne reste encore proche de son plus bas en deux mois atteint à 4h, à 1,1952 dollar.

L’euro remontait vendredi face au dollar après la publication du taux de chômage américain, qui a reculé en janvier à 6,3%, poussant les cambistes à délaisser le billet vert, valeur refuge.

En hausse de 0,64% à 1,2040 dollar vers 19H45 GMT, la monnaie unique européenne reste encore proche de son plus bas en deux mois atteint à 03H00 GMT, à 1,1952 dollar.

«L’euro est repassé au-dessus de 1,20 dollar car le marché a réagi par réflexe, mais le thème de la santé de l’économie américaine redevient à la mode», a commenté Stephen Innes, analyste chez Axi.

Les données positives venues des Etats-Unis sont parfois difficiles à digérer pour le marché des changes: si les cambistes ont délaissé vendredi le dollar car il s’agit d’une valeur refuge, lui préférant des actifs plus risqués, sur les dernières semaines, les perspectives plus optimistes pour les Etats-Unis avaient conduit à une hausse du billet vert.

Le taux de chômage américain a reculé, passant de 6,7% à 6,3% en janvier et les créations d’emplois, même modestes (+49.000) sont de retour. L’administration américaine a aussi remontré vendredi sa détermination à faire passer son massif plan de relance de 1.900 milliards de dollars, le président Joe Biden promettant «d’agir vite».

En cause également la campagne de vaccination américaine, perçue comme une réussite comparé à celle de l’Union européenne.

Le Royaume-Uni, et la livre britannique, en profitent également: l’euro gagnait 0,23% face à la livre à 87,70 pence pour un euro, après avoir atteint un plus bas depuis neuf mois à 87,39 pence vers 08H35 GMT.

La Banque d’Angleterre (BoE) a demandé jeudi aux établissements concernés de se préparer dans les six prochains mois pour un possible taux négatif, mais le Comité monétaire a insisté sur le fait qu’il ne s’agissait pas d’une promesse de l’utiliser.

«Le signal a été bien reçu, les participants du marché ont abaissé leurs attentes d’une baisse des taux et la monnaie britannique a grimpé», a résumé Esther Reichelt, analyste chez Commerzbank.

Les cambistes estiment en effet que l’avancée de la campagne vaccinale au Royaume-Uni, comparé à un rythme de vaccination bien plus lent dans l’Union européenne, va profiter à l’économie britannique et qu’une baisse des taux ne sera pas nécessaire dans six mois.

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