L’euro en légère hausse face au dollar, le livre baisse

AWP

1 minutes de lecture

Vers 21h00, l’euro prenait 0,09% face au billet vert, à 1,0815 dollar.

L’euro s’affichait en légère hausse face au dollar vendredi dans un marché sans élan et peu enclin au risque tandis que la livre sterling était fragilisée par l’apparente impasse dans les discussions sur le Brexit.

Vers 19H00 GMT (21H00 à Paris), l’euro prenait 0,09% face au billet vert, à 1,0815 dollar.

«La diffusion de données américaines peu encourageantes n’a fait qu’alimenter un sentiment d’aversion pour le risque déjà présent en raison d’un regain de tensions entre les Etats-Unis et la Chine d’une part et sur le Brexit d’autre part», a commenté Erik Nelson de Wells Fargo.

Les ventes au détail aux Etats-Unis se sont notamment effondrées de 16,4% en avril, toujours plombées par les fermetures forcées de magasins non essentiels, tandis que la production industrielle a plongé de 11,2% dans l’ensemble du pays.

Les investisseurs gardaient aussi un oeil sur les relations tumultueuses entre les Etats-Unis et la Chine.

Donald Trump, qui martèle depuis plusieurs semaines que le lourd bilan du Covid-19 aurait pu être évité si la Chine avait agi de manière responsable dès l’apparition du virus dans la ville de Wuhan, a menacé jeudi de rompre toute relation avec le géant asiatique.

Et son administration a annoncé vendredi de nouvelles mesures pour contrôler un peu plus le géant chinois des télécommunications Huawei, qu’elle perçoit comme une menace pour la sécurité nationale au service des autorités chinoises.

«Ce dont nous n’avons pas besoin en ce moment crucial, c’est d’un élément d’incertitude supplémentaire», a commenté Derek Halpenny, pour MUFG.

La livre pour sa part perdait 0,94% face à l’euro, à 89,19 pence pour un euro, et 0,85% face au billet vert, à 1,2126 dollar.

«Le Royaume-Uni refuse d’accepter les exigences de l’UE en matière d’égalité des conditions de concurrence. La Grande-Bretagne a également déclaré qu’elle refuserait toute offre de prolongation de la période de transition», a expliqué Neil Wilson, analyste pour Markets.com, qui évoque une impasse.

Britanniques et Européens ont fait part de leur «déception» vendredi, à l’issue d’un troisième cycle de discussions cette semaine sur la relation post-Brexit.

En dehors de «quelques ouvertures modestes, aucun progrès n’a été possible sur les autres sujets, les plus difficiles», a déclaré le négociateur en chef de l’UE, Michel Barnier, lors d’une conférence de presse à Bruxelles.

Son homologue britannique David Frost a lui fustigé le «peu de progrès» accomplis et réclamé «un changement d’approche de l’UE» avant le prochain cycle de discussions le 1er juin.

L’évolution du cours de la livre est fortement corrélée à celle des négociations sur le Brexit.

Si la période de transition, prévue jusqu’à la fin de l’année sauf prolongement, s’achève sans accord commercial, alors les investisseurs craignent des retombées négatives pour le Royaume-Uni, ce qui pèse sur la devise britannique.

A lire aussi...