L’euro monte face à un dollar fragilisé par la baisse des taux de la Fed

AWP

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Vers 21h20, l’euro prenait 0,36% face au billet vert, à 1,1174 dollar, après être monté en cours de séance jusqu’à 1,1212 dollar.

L’euro gagnait du terrain mardi face au dollar après l’annonce d’une baisse surprise des taux de la Banque centrale américaine (Fed) destinée à aider l’économie des Etats-Unis face à l’impact de l’épidémie de nouveau coronavirus.

Vers 20H20 GMT (21H20 à Paris), l’euro prenait 0,36% face au billet vert, à 1,1174 dollar, après être monté en cours de séance jusqu’à 1,1212 dollar, un niveau plus vu depuis début janvier.

La veille, il avait déjà gagné près de 1%, dopé par les spéculations autour d’une baisse des taux d’intérêt américains.

«Les marchés ont dans un premier temps réagi (mardi) exactement comme on pouvait s’y attendre: le dollar a soudainement chuté face à toutes les autres grandes devises quand la Fed a annoncé qu’elle abaissait ses taux d’un demi-point de pourcentage», a commenté Erik Nelson de Wells Fargo. Ceux-ci se situent désormais dans une fourchette comprise entre 1% et 1,25%.

L’institution a décidé de frapper dans l’urgence, sans attendre sa prochaine réunion ordinaire, pour «donner un coup de fouet» à l’économie face au coronavirus et sous la pression répétée de Donald Trump.

Mais cette décision a également pour effet de rendre le dollar moins rémunérateur et donc moins attractif pour les cambistes.

«La Fed a clairement surpris son monde de prime abord avec une grosse baisse de taux de 50 points de base: c’est la première fois de mémoire depuis 2008, juste après l’effondrement de Lehman Brothers», a souligné Alexandre Baradez, analyste pour IG France.

Le dollar a toutefois limité ses pertes en cours de séance «au fur et à mesure que les investisseurs ont commencé à réaliser que ce n’est pas la décision de la Fed qui va enrayer la propagation du virus et toutes les conséquences économiques qu’elle peut avoir», a relevé M. Nelson. «Ce n’est sans doute pas la panacée que les acteurs du marché attendaient», a-t-il estimé.

Peu avant l’annonce de la Fed, les pays du G7, économies les plus riches du monde, avaient envoyé un signal positif, se disant «prêts à agir, y compris à prendre des mesures budgétaires» pour soutenir l’économie.

Le gouverneur de la Banque d’Angleterre Mark Carney a aussi déclaré que l’institut monétaire britannique prendrait «toutes les mesures nécessaires» pour soutenir l’économie du Royaume-Uni. Des termes proches de ceux utilisés lundi par la Banque centrale européenne.

Si la Fed peut encore se permettre d’éventuellement apporter un nouveau coup de pouce à l’économie en abaissant encore ses taux, les banques centrales d’autres grands pays ont toutefois déjà beaucoup diminué leurs propres taux et n’ont pas forcément la même marge de manoeuvre.

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