La livre sterling fait du yo-yo avec le Brexit

AWP

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Vers 21h, la devise britannique perdait 0,21% face au billet vert à 1,2893 dollar et 0,43% face à l’euro à 91,10 pence pour un euro.

La livre sterling faisait du yo-yo jeudi face au dollar et à l’euro, fluctuant à l’aune des négociations entre Londres et Bruxelles sur leurs relations commerciales dans le cadre du Brexit avant de s’inscrire finalement en baisse face à la monnaie européenne.

Inversant la tendance de la veille, l’euro, pour sa part, progressait légèrement face au billet vert alors que la prudence avait remplacé l’optimisme sur l’éventualité d’un accord à Washington pour un nouveau plan d’aide économique avant l’élection présidentielle.

Vers 19H00 GMT (21H00 à Paris), la livre perdait 0,21% face au billet vert à 1,2893 dollar et 0,43% face à l’euro à 91,10 pence pour un euro.

«La livre a subi de sauvages mouvements en dents de scie après une série d’informations sur le Brexit», a résumé Neil Wilson de Markets.com.

Elle a d’abord «glissé dans la matinée alors que l’UE déposait une plainte concernant le projet de loi sur le marché intérieur», la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen ayant annoncé le lancement d’une procédure judiciaire contre le projet de loi britannique concernant l’Irlande.

Ces pertes se sont ensuite «complètement inversées» après une information du Financial Times selon laquelle «l’UE et le Royaume-Uni avaient trouvé une zone d’atterrissage sur les aides d’État, ouvrant potentiellement la voie à un accord commercial», a expliqué Eric Nelson de Wells Fargo Securities.

Elle a ainsi rebondi «de manière agressive» jusqu’à 1,2951 dollar, atteignant brièvement un plus haut en deux semaines mais sans toutefois tester le plafond de 1,30 dollar.

Mais en séance à New York, la devise britannique a ensuite largement perdu le terrain gagné, face au dollar comme à l’euro.

«Nous restons d’avis qu’un accord commercial sur le Brexit est probable, ce qui devrait apporter un soutien à court terme à la livre sterling», a indiqué Eric Nelson estimant néanmoins que les investisseurs «devraient tempérer leur soutien à la livre sterling suite à un accord commercial, en particulier contre l’euro».

«Le positionnement de la livre sterling est déjà un peu long et le Royaume-Uni est toujours aux prises avec la récession la plus profonde de toute économie du G10, ainsi qu’avec une deuxième vague Covid qui s’accélère rapidement», a-t-il affirmé dans un avertissement à ceux qui parient sur un renchérissement de la monnaie britannique.

Par ailleurs, l’euro continuait de progresser, mais plus modestement qu’en matinée face au billet vert, prenant 0,22% face au dollar, à 1,1747 dollar.

La veille, «la dépréciation du dollar a été renforcée par l’optimisme qu’un nouveau paquet de mesures budgétaires pourrait être accepté prochainement», a expliqué Derek Halpenny, analyste pour MUFG.

Mais l’enthousiasme de mercredi avait laissé la place à davantage de prudence sur l’issue des négociations entre républicains et démocrates pour une relance massive de l’économie américaine. «D’après moi, il est peu probable que les républicains au Sénat soutiennent un autre programme d’aide de plus de 1’500 milliards», prévenait l’analyste en chef de Wells Fargo Securities.

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