L’euro entraîné en petite baisse par la hausse du pétrole

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Vers 11h45, la monnaie unique européenne se replie de 0,10% face au billet vert, à 1,1188 dollar pour un euro, et de 0,14% face à la devise britannique, à 84,51 pence pour un euro.

L’euro reste dans le rouge lundi, au moment où s’ouvrent en France des discussions parlementaires à haut risque pour le budget 2027, tandis que les prix élevés du pétrole profitent au dollar après des attaques en Arabie saoudite.

Les députés français commencent lundi en commission l’examen du projet de budget de la Sécurité sociale, après la présentation du projet de budget du gouvernement le 1er octobre.

Celui-ci prévoit 43 milliards d’euros d’économies visant à enrayer l’augmentation de la dette publique, qui s’élève à 119% du produit intérieur brut (PIB), et le poids colossal de son remboursement.

S’il y a peu de chance que les débats aboutissent, «le gouvernement pourrait finalement parvenir à faire passer ce budget par décret», dans un scénario qui «éviterait de renverser le gouvernement», estime Chris Turner, analyste d’ING.

«Cela ne constitue toutefois guère un facteur de soutien pour l’euro», relève-t-il.

Les craintes sur la soutenabilité de la dette française avaient contribué à plomber la devise européenne ces dernières semaines.

Vers 09H45 GMT (11H45 heure de Paris), la monnaie unique européenne se repliait de 0,10% face au billet vert, à 1,1188 dollar pour un euro, et de 0,14% face à la devise britannique, à 84,51 pence pour un euro.

Les cours du pétrole s’affichent par ailleurs en petite hausse, après une série d’attaques contre des aéroports et des infrastructures énergétiques saoudiennes, dont l’une a fait treize morts samedi, la plus meurtrière dans le royaume depuis dix ans.

En parallèle, Donald Trump a semé la confusion dimanche en annonçant un «cessez-le-feu énergétique» entre l’Ukraine et la Russie, aussitôt mis en doute par de nouvelles frappes russes contre les infrastructures ukrainiennes rapportées par Kiev.

Le billet vert est considéré comme une valeur refuge en temps d’incertitudes et permet d’acheter des hydrocarbures. Il profite donc d’une montée des prix de l’or noir.

Les analystes s’attendent à ce que l’indice des prix à la consommation (CPI) pour septembre aux Etats-Unis, qui sera publié mercredi, augmente un peu, à 3,7% ou 3,6% sur un an selon les différents consensus des estimations, contre 3,4% en août.

«Sauf forte baisse des prix de l’énergie cette semaine, ce qui paraît peu probable», cette publication «devrait maintenir globalement intactes ces anticipations de resserrement de la Fed», considère M. Turner.

A ce stade, le marché table sur un statu quo monétaire de la Réserve fédérale (Fed) lors de sa réunion ce mois-ci, mais prévoit une hausse de taux en décembre, d’après l’outil du Chicago Mercantile Exchange, FedWatch.

L’inflation en zone euro pour septembre sera elle connue vendredi.

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