L’euro fléchit face à un dollar renforcé après le test positif de Trump

AWP

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Vers 21h, l’euro perdait 0,29% face au billet vert, à 1,1714 dollar.

L’euro baissait vendredi face à un dollar renforcé par l’aversion pour le risque après l’annonce de la contamination du président Donald Trump au coronavirus tandis que la livre grimpait face aux principales devises.

Vers 19H00 GMT (21H00 à Paris), l’euro perdait 0,29% face au billet vert, à 1,1714 dollar.

Le président américain Donald Trump a annoncé sur Twitter, dans la nuit de jeudi à vendredi, qu’il avait été testé positif au COVID-19, tout comme sa femme Melania, et qu’il se mettait en quarantaine.

«Quelle journée! La plus grosse nouvelle est que le président Trump est positif au COVID-19 ce qui ajoute un niveau supplémentaire d’incertitude à une saison électorale déjà très volatile», a affirmé Erik Nelson de Wells Fargo.

«Cette hausse de l’incertitude politique survient seulement un mois avant l’élection présidentielle du 3 novembre et s’ajoute à la pléthore d’inquiétudes que les investisseurs doivent déjà gérer», a signalé Han Tan, analyste pour FXTM, qui ajoute que la contamination de Donald Trump pourrait ralentir l’adoption d’un nouveau paquet de mesures de relance aux Etats-Unis.

«Il y a déjà des signes de ruée vers les valeurs refuge, avec le dollar et le yen qui grimpent nettement», a noté de son côté Susannah Streeter, analyste pour Hargreaves Lansdown.

Chez Wells Fargo, on avertit aussi que «le dollar devrait remonter de façon significative s’il y avait un retard substantiel dans le résultat des élections» américaines.

L’annonce coup de tonnerre de la contamination du président américain a estompé les autres nouvelles économiques aux yeux des marchés.

Le marché de l’emploi américain s’est amélioré en septembre avec un taux de chômage en nette baisse à 7,9% mais les créations d’emplois ont progressé moins que prévu.

Point plus positif, la confiance des consommateurs, mesurée par l’Université du Michigan pour septembre, s’est redressée à un plus haut depuis l’arrivée de la pandémie aux Etats-Unis il y a six mois.

La livre sterling pour sa part progressait vendredi face à l’euro (+0,63%) et au dollar (+0,35%) après avoir connu la veille une journée en dents de scie, évoluant au gré des informations et rumeurs concernant le Brexit, pour finalement terminer la séance en baisse.

Samedi après-midi, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s’entretiendra avec le Premier ministre britannique Boris Johnson par visioconférence pour faire un «bilan des négociations» commerciales et discuter «des prochaines étapes». Ce dernier avait fixé le 15 octobre comme date limite pour parvenir à un accord.

«La livre est en surperformance par rapport à ces développements», a jugé Erik Nelson, de Wells Fargo.

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