Wall Street ouvre sans direction claire, surveille le pétrole et les taux

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Vers 16h30, le Dow Jones cède 0,21%, l’indice Nasdaq prend 0,17% et l’indice élargi S&P 500 est à l’équilibre (-0,02%).

La Bourse de New York hésitait mardi, quelque peu freinée par des prix du pétrole et des taux obligataires toujours élevés, sur fond d’attentisme avant de nouvelles données sur l’inflation.

Vers 16h30, le Dow Jones cédait 0,21%, l’indice Nasdaq prenait 0,17% et l’indice élargi S&P 500 était à l’équilibre (-0,02%). La place américaine continue de surveiller les cours de l’or noir, qui s’affichent en légère baisse mardi alors que davantage de barils en provenance du Moyen-Orient semblent atteindre le marché.

Les négociations entre les Etats-Unis et l’Iran apparaissent toutefois dans l’impasse, maintenant les prix à des niveaux élevés. Face aux craintes inflationnistes, le marché obligataire demeure sous pression. Les investisseurs demandent une meilleure rémunération afin de conserver leurs marges.

Le coût d’emprunt de la dette publique des Etats-Unis à 30 ans évoluait encore une fois à des niveaux plus vus depuis 2004, à 5,57%, tandis que son équivalent à 10 ans s’établissait à 5,25%, un plus haut depuis 2007. «Cette envolée des rendements obligataires pèse sur les actions», résume David Morrison, du courtier Trade Nation.

Et les investisseurs «misent de plus en plus sur au moins un relèvement supplémentaire d’un quart de point des taux de la Réserve fédérale (Fed, ndlr) avant la fin de l’année» afin de juguler l’inflation, poursuit l’analyste. La place new-yorkaise préfère un environnement monétaire souple, généralement plus favorable aux bénéfices des entreprises, d’où son pessimisme.

Dans ce contexte, les opérateurs attendent de pied ferme l’indice PCE sur les hausses de prix du mois d’août, qui doit être publié mercredi. Ils seront aussi attentifs aux prises de parole de plusieurs membres de la Fed tout au long de la journée, mardi.

«Ils ne s’exprimeront peut-être pas sur la politique monétaire, mais les marchés pourraient réagir négativement s’ils le faisaient en tenant un discours jugé restrictif», estime Patrick O’Hare, de Briefing.com. Côté entreprises, l’intelligence artificielle (IA) est une nouvelle fois au coeur des discussions des investisseurs après la publication par les médias du prospectus d’introduction en Bourse d’Anthropic, à l’origine du modèle Claude.

D’après ce document, l’entreprise a notamment enregistré l’an dernier une perte d’exploitation de plus de 8 milliards de dollars, conséquence d’une forte augmentation de ses dépenses en puissance de calcul, pour un chiffre d’affaires d’environ 4,6 milliards. «Ces chiffres ne sont pas vraiment encourageants», commente auprès de l’AFP Steve Sosnick, d’Interactive Brokers. «L’introduction en Bourse d’Anthropic est considérée comme un indicateur clé pour les marchés.»

«Les investisseurs continuent néanmoins de se positionner sur les valeurs qui ont le plus soutenu le marché ces derniers jours», poursuit l’analyste, dont celles liées à l’IA. Les géants des semi-conducteurs - indispensables pour construire les centres de données où sont entraînés les modèles d’IA - parvenaient ainsi à garder la tête hors de l’eau.

Nvidia prenait 0,31%, AMD progressait de 1,02%, Micron de 2,30% et Intel, de 0,75%. Face au recul des cours du pétrole, les compagnies de croisière (Carnival +12,10%, Royal Caribbean +6,55%) s’envolaient, tandis que le secteur de l’énergie (ExxonMobil -1,01%, Chevron -0,87%) était boudé.

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