Wall Street ouvre en baisse, plombée par le pétrole et les taux

AWP/AFP

1 minute de lecture

Vers 16h, le Nasdaq recule de 0,56%, l’indice élargi S&P 500 fléchit de 0,24% tandis que le Dow Jones est non loin de l’équilibre (-0,03%).

La Bourse de New York évolue dans le rouge jeudi, une nouvelle fois minée par la remontée des prix du pétrole et des taux obligataires face aux craintes d’une escalade des hostilités au Moyen-Orient.

Vers 16h00, l’indice Nasdaq reculait de 0,56%, l’indice élargi S&P 500 lâchait 0,24% tandis que le Dow Jones était non loin de l’équilibre (-0,03%).

«C’est toujours la même chanson», observe Patrick O’Hare, analyste de Briefing.com.

«La flambée des prix du pétrole et le regain de tension sur les taux obligataires» pèsent encore une fois sur le marché, résume auprès de l’AFP Peter Cardillo, analyste de Spartan Capital Securities.

L’or noir s’affiche en nette hausse jeudi, après la parution d’informations de médias américains selon lesquelles la Maison Blanche envisagerait des frappes contre l’Iran avant les élections de mi-mandat.

«Il semblerait qu’il y ait eu un changement de stratégie: on est passé d’une pression économique sur l’Iran à une potentielle nouvelle vague de bombardements massifs», note M. Cardillo.

Comme souvent en période de flambée du pétrole, «les compagnies aériennes et les opérateurs de croisières subissent des pertes», souligne M. O’Hare.

American Airlines lâchait 0,86%, Delta reculait de 0,60% et United Airlines, de 1,03%. Carnival perdait 1,68%.

Dans le sillage des cours du brut, le rendement des emprunts de l’Etat américain à échéance dix ans s’est tendu jusqu’à 5,35% - retrouvant des niveaux plus vus depuis 2002 - contre 5,28% la veille en clôture.

Il est depuis retombé à 5,29%, mais demeure néanmoins bien au-dessus de son niveau d’avant-guerre, autour de 3,94%.

Face aux craintes inflationnistes, les investisseurs demandent une meilleure rémunération afin de conserver leurs marges.

Les mouvements sur le pétrole et les rendements restent au centre des préoccupations des investisseurs alors que la semaine est pauvre en indicateurs macroéconomiques.

Les inscriptions hebdomadaires au chômage sont ressorties quasiment stables jeudi (à 197.000) par rapport à la semaine passée et légèrement en deçà des attentes du marché.

La place new-yorkaise a surtout les yeux rivés sur le début de la saison des résultats d’entreprises pour le troisième trimestre.

Le géant PepsiCo (+1,89% à 126,07 dollars) a justement profité de performances financières au-dessus des attentes du marché, avec notamment une hausse des ventes de boissons et de nourriture en Amérique du Nord.

«Les attentes sont élevées» pour ce trimestre, note M. Cardillo. «La grande question, bien sûr, concerne les prévisions» des entreprises pour les mois à venir.

«Le renchérissement du coût du crédit pourrait conduire certaines entreprises à faire preuve de davantage de prudence» qu’à l’accoutumée, poursuit l’analyste.

Les résultats des grandes banques sont attendus la semaine prochaine.

Les opérateurs seront aussi particulièrement attentifs aux publications des valeurs du secteur de l’intelligence artificielle (IA), moteur des marchés actions depuis plusieurs mois.

A lire aussi...