A Wall Street, le Dow Jones enregistre sa pire semaine depuis octobre

AWP

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L’indice vedette lâche encore 1,58% ce vendredi pour terminer proche du seuil des 33'000 points. Le Nasdaq abandonne moins d’un pour cent pour s’échouer sur la limite des 14'000.

La Bourse de New York a fini en net repli vendredi, continuant de digérer le changement de ton de la Banque centrale américaine, qui a revu à la hausse ses prévisions d’inflation et envisage de relever ses taux directeurs d’ici à 2023.

Le Dow Jones a perdu 1,58% à 33’290,08 points et enregistré sa plus grosse perte hebdomadaire (-3,45%) depuis fin octobre.

Le Nasdaq a reculé de 0,92% à 14’030,38 points et le S&P 500 de 1,31% à 4’166,45 points.

Sur la semaine, le Nasdaq a perdu 0,28% et le S&P 500 a baissé de 1,91%.

«La volatilité est restée de mise dans le sillage de l’évolution progressive de la Fed vers une politique monétaire plus restrictive, qui suscite des doutes grandissants sur le calendrier de ralentissement du programme de rachat d’actifs par la Banque centrale», notent les analystes de Charles Schwab.

Les taux directeurs, maintenus depuis près d’un an et demi à un niveau très bas pour soutenir l’économie américaine face à la pandémie, pourraient quant à eux remonter à deux reprises d’ici 2023 si on s’en tient au «dot plot» (la moyenne des projections de la Fed) de la dernière réunion de la Fed.

Vendredi matin, James Bullard, président de la Réserve fédérale de Saint Louis, a même envisagé une hausse dès l’année prochaine.

«Nous nous attendons à une bonne année et une bonne réouverture (de l’économie, ndlr)», a affirmé M. Bullard sur la chaîne CNBC. «Mais c’est une année encore meilleure que ce à quoi nous nous attendions, avec plus d’inflation que nous n’avions anticipé. Il me semble donc normal que nous adoptions un ton un peu plus sévère pour contenir les pressions inflationnistes.»

La séance de vendredi était par ailleurs une journée dite des «Quatre Sorcières», à l’issue de laquelle expirent plusieurs contrats sur des produits financiers.

Parmi les valeurs du jour, le spécialiste des logiciels Adobe est monté de 2,58%, profitant de résultats trimestriels meilleurs que prévu.

Le fabricant américain d’armes à feu Smith & Wesson a bondi de 17,22% après avoir fait part d’une forte hausse de ses revenus trimestriels.

Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans sur la dette américaine évoluait à 1,43%, contre 1,51% jeudi soir.

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