Wall Street en baisse avec les craintes sur le virus chinois

AWP

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Le Dow Jones clôture sur un recul de 1,57% à 28’535,80 points.

La Bourse de New York a fini nettement dans le rouge lundi, les investisseurs manifestant leur préoccupation grandissante face à la propagation du coronavirus et ses éventuelles conséquences sur la croissance mondiale.

Son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, a cédé 1,57% pour finir à 28’535,80 points. Le S&P 500, qui représente les 500 plus grandes entreprises de Wall Street, a lui aussi perdu 1,57% à 3’243,63 points.

Il s’agit de la plus lourde perte à la clôture pour les deux indices depuis octobre.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, a également reculé de 1,89% à 9’139,31 points, enregistrant sa plus forte baisse depuis août.

Le nouveau virus venu de Chine avait déjà affecté la place new-yorkaise la semaine dernière, mais les craintes d’une propagation à grande échelle ont fait reculer Wall Street plus lourdement lundi.

Au moins 80 personnes sont mortes en Chine après avoir été infectées par le nouveau coronavirus, selon un dernier bilan des autorités locales qui multiplient les mesures drastiques pour freiner la contagion tant à l’intérieur qu’en dehors du pays.

«L’intensification du phénomène cause plus d’incertitudes», explique Art Hogan de National.

«Cela me paraît logique, surtout parce que les secteurs qui pourraient être affectés par un ralentissement de l’économie mondiale sont ceux qui ont le plus souffert», poursuit l’expert.

Les compagnies aériennes ont en effet accusé des pertes notables à Wall Street: American Airlines a chuté de 5,54%, Delta de 3,37% et United Airlines de 5,21%.

Les agences de voyage ont également pâti du renforcement du climat d’anxiété: Expedia a baissé de 2,73%, Booking de 2,75% et le spécialiste des croisières Carnival de 4,73%.

D’autres grands noms de la Bourse new-yorkaise, dont une partie importante de la production est basée en Chine, ont également vu leur action perdre du terrain, comme Apple (-2,94%) et Nike (-1,75%).

Signe de l’intérêt des investisseurs pour les actifs jugés moins risqués, le taux à 10 ans sur la dette américaine, qui avait déjà beaucoup baissé la semaine dernière, reculait encore, évoluant à 1,598% vers 21H30 GMT contre 1,684% à la clôture vendredi.

Toutefois, selon M. Hogan, les acteurs du marché pourraient vite reporter leur attention sur la saison des résultats, alors que plusieurs grands noms de Wall Street, dont Apple, Amazon, Microsoft et Boeing doivent faire état de leur bulletin de santé trimestriel cette semaine.

La semaine économique sera également marquée par la première réunion monétaire de l’année de la Réserve fédérale, qui doit s’achever mercredi et à l’issue de laquelle la Fed devrait laisser ses taux en l’état.