A Wall Street, le Dow Jones reprend son plongeon et chute de 13%

AWP

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L’indice vedette clôture sur une chute de 12,93%, sa plus lourde depuis le Lundi noir d’octobre 1987. A 20’188,52 points, il tombe à son plus bas niveau depuis février 2017.

Wall Street a encaissé une des pires séances de son histoire lundi alors que la panique face à l’avancée inexorable de la pandémie de coronavirus l’emportait sur les efforts massifs déployés par la banque centrale américaine pour tenter de rassurer les marchés.

Son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, s’est effondré de 12,93%, sa plus lourde chute depuis le Lundi noir d’octobre 1987. A 20’188,52 points, il tombe à son plus bas niveau depuis février 2017.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, s’est écroulé de 12,32%, à 6’904,59 points tandis que l’indice élargi S&P 500 a plongé de 11,98% à 2’386,13 points.

L’affolement a gagné les courtiers dès le début de la séance, une chute de 7% du S&P 500 déclenchant automatiquement une suspension des échanges pendant un quart d’heure, censé permettre aux acteurs du marché de reprendre leurs esprits.

Les indices ont par la suite repris un peu de terrain. Mais ils ont de nouveau plongé à la toute fin de la séance, alors que la Maison Blanche donnait une conférence de presse sur les efforts déployés par l’administration américaine pour lutter contre le coronavirus.

Donald Trump y a notamment appelé les Américains à éviter tout rassemblement de plus de 10 personnes afin de tenter de contenir l’épidémie, qui pourrait selon lui prendre fin en juillet ou en août aux Etats-Unis.

L’explosion du nombre de cas de contaminations dans le monde et les mesures drastiques de confinement imposées un peu partout affolent les investisseurs, qui redoutent une récession économique mondiale.

La Réserve fédérale américaine est bien montée au créneau pour tenter de rassurer en annonçant dimanche soir en urgence une nouvelle baisse de son taux directeur à près de zéro. Les autres grandes banques centrales ont aussi pris des mesures pour éviter que les échanges financiers ne se grippent.

La Fed a aussi annoncé en cours de séance lundi qu’elle allait offrir 500 milliards de dollars supplémentaires sur le marché monétaire, en plus du programme de 700 milliards de dollars de rachats d’actifs déjà dévoilés la veille.

«Les marchés financiers paniquent complètement malgré la réponse massive et coordonnée des banques centrales», observe Quincy Krosby, responsable de la stratégie des marchés pour Prudential Financial.

«Il est clair désormais que la Fed est prête à faire tout ce qu’il faut. Mais les acteurs du marché attendent maintenant des mesures budgétaires qui permettent d’atténuer le choc pour les consommateurs et les entreprises», estime la spécialiste.

«Le problème numéro un actuellement est de savoir comment contenir le virus», relève-t-elle par ailleurs. «Ensuite il faut savoir quelles sont ses conséquences sur l’économie, sur le consommateur, sur les dépenses des entreprises», ajoute la spécialiste. «C’est à cette pyramide d’incertitudes que les marchés répondent.»

L’anxiété des marchés a été accentuée lundi par l’annonce d’une chute en mars de l’activité manufacturière dans la région de New York à son plus bas niveau depuis la crise financière de 2009, premier signal chiffré de l’impact du coronavirus sur le secteur.

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