Les Bourses d’Asie continuent de subir le coronavirus

AWP

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A l’issue des transactions, le Nikkei a perdu 0,79% pour tomber à 22.426,19 points. L’indice élargi Topix a abandonné de son côté 0,75% à 1.606,17 points.

Les Bourses d’Asie ont encore souffert mercredi des craintes relatives au coronavirus.

A Tokyo, l’indice Nikkei des 225 valeurs vedettes a perdu 0,79% pour tomber à 22.426,19 points. L’indice élargi Topix a abandonné de son côté 0,75% à 1.606,17 points.

A Shanghai, l’indice composite a aussi lâché 0,83% à 2.987,93 points et celui de Shenzhen a dégringolé de 2,71% à 1.890,60 points.

Même motif, même punition pour l’indice Hang Seng de Hong Kong qui s’est affaissé de 0,73% à 26.696,49 points.

Les Bourses mondiales avaient déjà plongé dans le rouge lundi et mardi, redoutant des effets macroéconomiques majeurs de ce virus qui se propage un peu partout.

Wall Street a vécu mardi une deuxième journée noire, avec des pertes proches de celles déjà subies la veille. L’indice vedette de la Bourse de New York, le Dow Jones Industrial Average, a dégringolé de 3,13% à 27.084,97 points et le Nasdaq, à forte coloration technologique, a chuté de 2,75% à 8.967,57 points.

Au Japon, le coronavirus a touché jusqu’à présent près de 700 personnes du paquebot Diamond Princess mis en quarantaine près du port de Yokohama, et environ 160 personnes dans différentes provinces de l’archipel. En tout, six décès ont été déplorés. Quelque 45 ex-passagers du navire ont en outre fait part de symptômes et vont passer des tests.

La situation est jugée plus grave encore en Corée du Sud (plus de 1.140 contaminations), en Iran ainsi qu’en Italie.

Les autorités sanitaires américaines ont quant à elles dit mardi s’attendre à une propagation de l’épidémie aux Etats-Unis, encourageant les écoles, les entreprises et les gouvernements locaux à envisager des mesures de précaution comme l’annulation d’événements publics.

Mouvements des valeurs à Tokyo

Tous les secteurs clefs représentés dans l’indice Nikkei ont sombré dans le rouge.

TRANSPORTS SANCTIONNÉS

La propagation du coronavirus au Japon incite les particuliers à moins se déplacer, d’autant que des entreprises appliquent des mesures de prévention en demandant à une partie de leurs salariés d’opter pour le télétravail. Les compagnies de chemin de fer sont délaissées: Central Japan a lâché 1,70% à 19.055 yens, West Japan Railway a chuté de 2,65% à 8.089 yens et East Japan Railway de 1,18% à 8.720 yens.

Les compagnies aériennes n’ont pas fait mieux: Japan Airlines (JAL) a dévissé de 1,91% à 2.822,5 yens et ANA Holdings de 1,51% à 3.062 yens.

ÉNERGIE PLOMBÉES

Les titres des géants de l’énergie étaient aussi mal en point: Inpex a plongé de 2,91% à 981,7 yens, JXTG Holdings de 1,33% à 458,5 yens et Idemitsu Kosan de 1,19% à 2.817 yens.

Variations des devises et du pétrole

En outre, le yen tendait à remonter face aux autres principales devises, ce qui incite aussi à se débarrasser d’actions de firmes exportatrices japonaises.

A 08h45 GMT, le billet vert valait 110,33 yens, contre 110,79 yens à la fin de la séance de mardi, point de référence pour les acteurs de la Bourse de Tokyo.

L’euro se négociait pour 120,11 yens contre 120,22 yens.

La devise européenne jouait au yoyo face au dollar. Après avoir baissé en début de journée, un euro s’échangeait mercredi à 08h45 GMT pour 1,0885 dollar contre 1,0880 mardi à 20h00 GMT.

Les tarifs du pétrole, qui avaient aussi accusé un nouveau plongeon mardi se redressaient en début de journée mercredi en Asie, avant de retomber. Vers 08H30 GMT, le tarif du baril de brut américain WTI perdait 0,64% pour tomber sous les 50 dollars à 49,58 dollars et le baril de Brent de la mer du Nord cédait 0,89% à 54,46 dollars.