Les Bourses d’Asie ont rebondi, malgré les craintes liées au virus chinois

AWP

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Le Nikkei a gagné 0,70% et le Topix a pris 0,53%. Hong Kong a rebondi de 1,3%, tandis que Shenzhen a regagné 0,72% et Shanghai 0,28%.

Les grandes Bourses asiatiques se sont reprises mercredi, malgré les inquiétudes persistantes liées à l’épidémie provoquée dans la région par le nouveau virus originaire de Chine, alors que le bilan des victimes s’alourdit de jour en jour.

A Tokyo l’indice vedette Nikkei a gagné 0,70% à 24’031,35 points, alors qu’il avait pourtant démarré la séance en très légère baisse. L’indice élargi Topix a pris 0,53% à 1744,13 points.

Les investisseurs ont décidé de racheter des titres du fait d’un petit affaiblissement du yen face au dollar et pour profiter aussi de bonnes affaires.

Cela a fait passer au second plan les craintes liées à la progression rapide du nouveau coronavirus originaire de Chine, qui a contaminé quelque 440 personnes et fait déjà neuf morts dans le pays, selon un dernier bilan provisoire.

Les autorités sanitaires de nombreux pays sont en état d’alerte alors que le vaste chassé-croisé dans les transports avant le Nouvel An chinois ce week-end fait craindre une multiplication des contaminations.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) doit se réunir mercredi à Genève pour déterminer s’il convient de déclarer une «urgence de santé publique de portée internationale».

Un premier cas a par ailleurs été identifié aux Etats-Unis. Il s’agit d’un homme arrivé à Seattle (nord-ouest) en provenance de Wuhan, le foyer d’origine du nouveau virus, ont annoncé mardi les Centres de prévention et de contrôle des maladies (CDC) américains.

La Bourse de Hong Kong, qui avait dévissé mardi, a rebondi mercredi de 1,3% à 28’341,04 points, tandis que l’indice composite de Shenzhen a regagné 0,72% à 1819,61 points et celui de Shanghai 0,28% à 3060,75 points.

Du côté des valeurs

MITSUBISHI MOTORS FACE AU DIESELGATE

Le titre du constructeur automobile Mitsubishi Motors, troisième membre de l’alliance Renault-Nissan, a lâché 4,18% à 435 yens. Le groupe a confirmé avoir été visé par des perquisitions mardi en Allemagne dans la vaste enquête sur les moteurs diesel truqués, qui a déjà éclaboussé plusieurs constructeurs allemands et internationaux.

«Il existe le soupçon» que des moteurs diesel installés dans «des voitures de la marque Mitsubishi» soient «équipés d’un logiciel» les faisant apparaître moins polluants lors de tests que dans la circulation, a expliqué le parquet de Francfort (ouest de l’Allemagne).

L’équipementier japonais Denso, dont des locaux ont également été perquisitionné mardi en Allemagne, a quant à lui cédé 1,64% à 4921 yens.

RAPPELS MASSIFS

Toujours dans le secteur de l’automobile, Toyota a perdu 0,39% à 7823 yens et Honda a stagné (-0,09% à 3030 yens). Les deux constructeurs ont annoncé séparément des rappels de plus de 6 millions de leurs véhicules aux Etats-Unis et ailleurs dans la zone Amériques pour des problèmes de sécurité de nature différente.

Du côté des devises et du pétrole

Après avoir grimpé mardi du fait de son statut de valeur refuge, le yen était quasi stable mercredi face au dollar, lequel valait 109,97 yens vers 09H10 GMT contre 109,94 yens la veille après la fermeture de la Bourse de Tokyo, point de repère des investisseurs nippons.

La monnaie japonaise s’appréciait très légèrement par rapport à l’euro, qui se négociait pour 121,86 yens vers 09H10 GMT contre 121,99 yens la veille.

L’euro était en léger retrait face au dollar, à raison d’un euro pour 1,1080 dollar vers 09H10 GMT contre 1,1091 dollar mardi à 20H30 GMT.

Les cours du pétrole, qui s’étaient déjà repliés mardi en raison du reflux des inquiétudes sur l’approvisionnement en Libye et en Irak, ont continué de baisser mercredi en Asie. Vers 09H00 GMT le prix du baril de brut américain WTI reculait ainsi de 0,75% à 57,94 dollars et celui du baril de Brent de la mer du Nord cédait 0,71% à 64,13 dollars.