Les Bourses asiatiques de nouveau déprimées par le coronavirus

AWP

1 minutes de lecture

Le Nikkei de la Bourse de Tokyo a terminé vendredi sur une chute de 2,72% à 20.749,75 points. L’indice élargi Topix a lâché 2,92% à 1.471,46 points sur la séance.

Après une éclaircie en milieu de semaine, les Bourses asiatiques ont de nouveau plié vendredi, regagnées par les craintes sur l’impact mondial de l’épidémie de coronavirus, surtout Tokyo qui a subi de plein fouet la forte appréciation du yen.

L’indice vedette Nikkei de la Bourse de Tokyo a ainsi terminé sur une chute de 2,72% à 20’749,75 points. L’indice élargi Topix a lâché 2,92% à 1471,46 points sur la séance.

Le marché nippon a été tiré vers le bas par la forte appréciation du yen, valeur refuge, face au dollar notamment, qui évoluait désormais sous les 106 yens.

C’est le franchissement de cette barre symbolique qui a «encore accéléré les ordres de vente» de titres à Tokyo, a commenté dans une note Yoshihiro Ito, stratégiste chez Okasan Online Securities.

En Chine, les investisseurs ont aussi été rattrapés par les inquiétudes renouvelées sur l’ampleur, la durée et l’impact économique de l’épidémie de Covid-19, qui avaient déjà fait déraper Wall Street la veille.

La Bourse de Shanghai a fini en retrait de 1,21% à 3034,51 points, et celle de Shenzhen a perdu 0,74% à 1915,17 points.

A Hong Kong, l’indice Hang Seng a glissé de 2,3% à 26’146,67 points.

Du côté des valeurs

Tous les secteurs d’activité sur le Nikkei ont fini dans le rouge, notamment les télécoms, l’immobilier, les valeurs financières et les matériaux.

L’AUTOMOBILE CABOSSÉE

L’industrie automobile japonaise, très dépendante des exports, a été l’une des principales victimes vendredi du bond du yen. Toyota a abandonné 3,24% à 6.704 yens, Honda 4,32% à 2.687,5 yens et Nissan 4,78% à 424,1 yens.

SEVEN & I HOLDINGS, L’EXCEPTION

Le géant japonais des supérettes de proximité Seven & I Holdings s’est envolé de 5,89% à 3.842 yens, à contre-courant du reste du marché. Selon Bloomberg, le groupe a renoncé à acquérir le réseau de stations essence Speedway du groupe américain Marathon Petroleum pour 22 milliards de dollars.

Les incertitudes économiques face au coronavirus auraient pesé dans la balance, alors que le prix de l’opération paraissait trop élevé, selon les sources interrogées par Bloomberg. Sollicité vendredi par l’AFP, un porte-parole de Seven & I Holdings s’est abstenu de tout commentaire.

Du côté des devises et du pétrole

Le dollar valait 105,73 yens vers 09H20 GMT, contre 107,31 yens la veille après la clôture de Tokyo.

Descendu un temps sous la barre des 119 yens, l’euro reprenait un peu de terrain, à 119,16 yens vers 09H20 GMT contre 119,50 yens jeudi.

La monnaie européenne progressait face au dollar, à raison d’un euro pour 1,1272 dollar à la même heure, contre 1,1206 dollar jeudi à 20H00 GMT.

Le marché du pétrole accélérait ses pertes, face à l’issue incertaine des négociations à Vienne entre l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), favorable à une coupe drastique de la production pour enrayer la chute des cours, et ses partenaires dont la Russie, plus réticente à adopter une telle stratégie.

Vers 09H20 GMT le baril de brut américain WTI perdait 1,76% à 45,09 dollars, tandis que le baril de Brent de la mer du Nord lâchait 2,04% à 48,97 dollars. Le baril londonien est tombé depuis jeudi sous les 50 dollars, pour la première fois depuis 2017.

A lire aussi...