Tokyo rechute, les places chinoises en forme

AWP

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Le Nikkei des 225 valeurs vedettes a perdu 0,39% à 23.386,74 points. L’indice élargi Topix a décliné de 0,03% à 1.674,00 points.

Les Bourses d’Asie ont encore une fois été partiellement touchées vendredi par les inquiétudes sur le coronavirus, à l’exception des places continentales chinoises restées bien orientées.

A l’issue des échanges à Tokyo, l’indice Nikkei des 225 valeurs vedettes a perdu 0,39% à 23.386,74 points. L’indice élargi Topix a décliné de 0,03% à 1.674,00 points.

Le nombre de cas de coronavirus a encore augmenté au Japon où l’on dénombre plus de 700 personnes infectées (dont celles contaminées sur le bateau Diamond Princess).

Les inquiétudes grimpent aussi en Corée du Sud où 100 nouveaux cas ont été enregistrés, dont 85 ont un lien avec une secte chrétienne. Le total national est monté à 204.

La Bourse de Hong Kong a pâti de ces nouvelles: l’indice Hang Seng a cédé 1,1% à 27.308,81 points.

Les places boursières continentales chinoises ont été en revanche peu affectées: l’indice composite de Shanghai a grimpé de 0,31% à 3.039,67 points et Shenzhen a pris 1,12% à 1.907,35 points.

En Chine justement, là où est apparue et s’est développée l’épidémie de maladie Covid-19, le bilan dépasse désormais les 2.200 morts et un total d’au moins 75.000 personnes y ont été contaminées, selon le plus récent bilan officiel.

En apparence, le rythme de progression s’est ralenti, mais la Chine a précisé qu’elle avait à nouveau modifié la méthode de comptage des patients atteints du nouveau coronavirus et qu’elle inclura désormais uniquement ceux diagnostiqués par des tests de laboratoire. La lecture de l’évolution de l’épidémie va devenir compliquée, ce qui n’est pas pour rassurer les marchés.

Du côté des valeurs à Tokyo

Plus de la moitié des secteurs d’activité représentés dans l’indice Nikkei 225 étaient néanmoins en vert.

TOYOTA PROPULSÉ

Toujours aidé par l’affaiblissement du yen, le titre du premier constructeur d’automobiles nippon a engrangé encore 1,10% à 7.837 yens.

SEVEN & I, VERS UNE ACQUISITION

Le géant de la grande distribution Seven & I Holdings a gagné 0,43% à 3.937 yens, alors que, selon des médias, le groupe négocie le rachat des stations-services américaines Speedway à Marathon Petroleum. Seven & I, qui chapeaute des magasins de toutes tailles au Japon et aux Etats-Unis notamment, a déjà des points de vente de carburant sur le territoire américain, en plus de ses fameuses supérettes 7-Eleven.

SOFTBANK GROUP S’ENVOLE

L’action du géant de l’investissement dans les technologies SoftBank Group a grimpé de 2,40% à 5.664 yens. D’après un communiqué, son patron Masayoshi Son mène des discussions pour emprunter 500 milliards de yens (4,1 milliards d’euros) à 16 institutions financières japonaises et étrangères, argent destiné à donner des marges de liquidités au groupe.

REGAIN DANS L’ÉLECTRONIQUE

Une partie des titres de fabricants de matériaux et équipements pour l’industrie des semi-conducteurs se sont redressés: le spécialiste des galettes de silicium Sumco a pris 5,24% à 1.967 yens.

DU COTÉ DES CHANGES ET DU PÉTROLE

Le yen, qui avait fortement reculé face au dollar, tendait à jouer au yoyo ensuite. Le billet vert valait vendredi à 08H00 GMT 111,65 yens, contre 112,00 yens un peu plus tôt et 111,40 yens jeudi après la clôture de la place de Tokyo, point de référence des investisseurs nippons.

La monnaie japonaise baissait face à l’euro, qui s’échangeait pour 120,74 yens, contre 120,30 yens la veille après la fermeture des places financières japonaises.

La devise européenne remontait quant à elle face au dollar. Un euro s’échangeait vendredi à 08H00 GMT pour 1,0815 dollar contre 1,0789 jeudi à 20H00 GMT.

Le pétrole de son côté tendait à reculer: le prix du baril de brut américain WTI refluait de 0,98% à 53,35 dollars et le tarif du baril de Brent de la mer du Nord tombait de 1,18% à 58,62 dollars.