Les Bourses d’Asie succombent au mystérieux virus originaire de Chine

AWP

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Le Nikkei a perdu 0,91% tandis que le Topix a cédé 0,53%. Shanghai a chuté de 1,41% et Shenzhen a abandonné 1,28%. Le Hang Seng est tombé de 2,81%.

Les Bourses d’Asie ont fortement dévissé mardi, victimes d’inquiétudes liées à l’épidémie de pneumonie mystérieuse en Asie, après un nombre croissant de cas et plusieurs morts recensés en Chine.

Le fait que les autorités chinoises jugent désormais «avérée» la contagion entre humains a renforcé les craintes.

A Tokyo, à l’issue des échanges, l’indice Nikkei des 225 principales valeurs a perdu 0,91% à 23’864,56 points, tandis que l’indice élargi Topix a cédé 0,53% à 1734,97 points.

A Shanghai, l’indice composite a chuté de 1,41% à 3052,14 points et celui de Shenzhen a abandonné 1,28% à 1806,54 points.

La Chine a annoncé mardi qu’une quatrième personne avait succombé à un coronavirus inconnu qui provoque une pneumonie et peut se transmettre entre humains, alors que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’apprête à tenir une réunion d’urgence.

A Hong Kong, où l’indice Hang Seng est tombé de 2,81% à 27’985,33 points, les investisseurs ont aussi réagi à l’abaissement de note par l’agence de notation Moody’s qui critique le gouvernement pour sa gestion des mois de manifestations.

Par ailleurs, le Fonds monétaire international (FMI) a prévenu l’élite économique mondiale réunie à Davos que si la signature de l’accord commercial sino-américain était certes une bouffée d’oxygène, la reprise sera «poussive» et fragilisée par la persistance de risques géopolitiques.

Du côté japonais, la Banque centrale a fini mardi une réunion de deux jours qui s’est conclue sans surprise sur un statu quo monétaire et une légère révision positive des prévisions de croissance.

La Bourse de New York était fermée lundi pour cause de jour férié, ce qui prive aussi Tokyo de catalyseur.

Du côté des valeurs à Tokyo

Les neuf dixièmes des secteurs d’activité représentés dans le Nikkei ont reculé.

EFFET VIRUS

La peur d’une expansion de l’épidémie de pneumonie originaire de Chine a fait chuter les actions des compagnies aériennes japonaises: ANA Holdings a perdu 2,16% à 3577 yens et Japan Airlines (JAL) 2,96% à 3303 yens.

Ont aussi souffert les groupes de cosmétiques japonais qui encaissent d’importants bénéfices grâce aux clients chinois de passage au Japon et dans les aéroports. Shiseido a dévissé de 3,87% à 7500 yens et Kao de 0,93% à 8958 yens.

TOSHIBA MACHINE FAIT MACHINE ARRIÈRE

L’action de Toshiba Machine, filiale de Toshiba qui produit et vend des engins industriels, a plongé de 9,58% à 3350 yens après avoir bondi de 19% la veille, le tout sur fond de lancement d’une OPA hostile par un fonds d’investissement japonais dont le patron est coutumier des opérations coups de poing.

MITSUBISHI ELECTRIC, PIRATAGE AVOUÉ

Le groupe d’équipements divers Mitsubishi Electric (satellites, composants, électroménager, matériel de télécoms) a reconnu avoir été victime d’attaques informatiques à compter de juin 2019, affirmant que les données les plus sensibles n’avaient pas été affectées. Le titre avait chuté lundi mais s’est redressé mardi (+0,57% à 1572 yens), bien que le ministre de l’Industrie ait jugé tardive l’annonce du groupe.

Du côté des devises et du pétrole

Le yen remontait face au dollar. Vers 08H15 GMT, un billet vert valait 109,97 yens, contre 110,18 yens lundi après la fermeture de la Bourse de Tokyo, point de repère des investisseurs nippons.

La monnaie japonaise s’élevait aussi vis-à-vis de l’euro, lequel se monnayait 121,95 yens mardi après-midi à Tokyo contre 122,29 yens lundi à la clôture de la place nippone.

L’euro bougeait peu face au dollar, à raison d’un euro pour 1,1088 dollar contre 1,1090 lundi à 10H00 GMT.

Les cours du pétrole s’affichaient en baisse en Asie: vers 08H00 GMT le prix du baril de brut américain perdait 0,84% à 58,05 dollars et le baril de Brent de la mer du Nord lâchait 1,00% à 64,55 dollars.