Marchés asiatiques: les Bourses anticipent une désescalade au Moyen-Orient

AWP

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L'indice Nikkei de la place de Tokyo a clôturé en hausse de 2,9% à 53,749,62 points, et l’indice composite de Shanghai de 1,3% à 3931,84 points.

Les cours du pétrole retombent mercredi et les Bourses asiatiques ont évolué dans le vert après l’annonce du déblocage par l’Iran du détroit d’Ormuz pour les navires jugés «non hostiles» et la transmission d’un plan de paix à Téhéran par Donald Trump pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

Vers 07h00 GMT, le Brent de la mer du Nord, référence du marché pétrolier mondial, reculait de 3,8% à 100,54 dollars le baril. La référence américaine - le baril de West Texas Intermediate (WTI) - perdait 3,1% à 89,46 dollars.

Les Bourses asiatiques se montrent aussi rassurées: l’indice Nikkei de la place de Tokyo a clôturé en hausse de 2,9% à 53,749,62 points, et l’indice composite de Shanghai de 1,3% à 3931,84 points.

Le Hang Seng hongkongais continuait d’évoluer dans le vert (+0,5% à 25’199,45 points), à l’image mercredi de Sydney, Singapour, Bombay, Bangkok, Jakarta, Wellington ou encore Taipei.

«Les marchés ont provisoirement réévalué leurs attentes en tablant sur une probabilité plus élevée de désescalade, analyse Chris Weston de Pepperstone.

Le président américain s’est montré optimiste mardi sur les chances de parvenir à un accord avec l’Iran. «Nous sommes en négociations» et l’Iran a offert aux Etats-Unis «un très gros cadeau» lié aux hydrocarbures, «l’équivalent de beaucoup d’argent», a déclaré le président américain sans donner de précisions.

Plusieurs médias, dont le New York Times et la chaîne de télévision israélienne Channel 12, avancent que l’administration Trump a transmis un plan de paix en 15 points à l’Iran par l’entremise du Pakistan, en bons termes avec les deux parties. L’un d’eux exige que le détroit d’Ormuz reste ouvert à la navigation maritime.

Près de 20% de la production mondiale d’hydrocarbures transite par ce détroit, dont le blocage de facto par Téhéran ces dernières semaines fait flamber les prix du pétrole.

L’Iran a assuré à l’Organisation maritime internationale (OMI) que les «navires non hostiles» pourraient désormais «bénéficier d’un passage sûr par le détroit d’Ormuz», a indiqué l’OMI mardi.

Autre élément positif pour les marchés, le directeur de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), Fatih Birol, s’est dit mercredi «prêt» à mettre en place un nouveau déstockage de pétrole «si et quand ce sera nécessaire», après avoir été sollicité par la cheffe du gouvernement japonais, Sanae Takaichi.

Mais «la confiance» quant à une désescalade au Moyen-Orient «reste faible», note Chris Weston, car la réalité du terrain «ne soutient pas totalement» ce scénario d’apaisement.

Mercredi, les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé avoir tiré des missiles et des drones vers le nord et le centre d’Israël, dont Tel-Aviv, mais aussi contre des bases militaires utilisées par les Etats-Unis à travers le Golfe.

L’envoi de 3000 soldats parachutistes américains en renfort au Moyen-Orient rapporté par la presse américaine et des «discussions sur le relèvement de l’âge (maximum) de l’engagement militaire aux Etats-Unis (...) à 42 ans» signalées par des médias «indiquent une préparation continue et une présence accrue dans la région», pointe Chris Weston.

«Ce qui, selon la logique de Trump, pourrait accroître la pression sur l’Iran pour qu’il conclue un accord lors des pourparlers qui seraient prévus prochainement», évalue-t-il.

La guerre affecte l’économie mondiale, notamment dans la zone euro où la croissance de l’activité du secteur privé a ralenti en mars, selon l’indice PMI Flash publié mardi par S&P Global. En France, l’Insee a légèrement revu en baisse ses prévisions de croissance économique pour les deux premiers trimestres 2026.

Le Bangladesh a augmenté de 79% les prix du kérosène, tandis que le gazole est devenu deux fois plus cher au Vietnam qu’avant la guerre, selon les données du ministère local du Commerce. L’Irlande a, elle, réduit les taxes sur les carburants pour contenir la flambée des prix à la pompe. Et Lufthansa, Cathay Pacific et Air France ont prolongé la suspension de leurs vols à destination du Moyen-Orient.

Sur le marché des devises, le billet vert est en baisse mercredi par rapport à la monnaie japonaise, un dollar s’échangeant pour 159,00 yens.

L’or a en revanche rebondi mercredi de 2,79%, à 4562,59 dollars l’once.

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