Le pétrole reprend son souffle après ses sommets de la veille

AWP

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Le Brent finit à peine sous les 50 dollars, en recul de 0,55%, et le WTI termine sur un repli de 0,44% à 46,57 dollars.

Les cours du pétrole ont perdu un peu de terrain vendredi, après les sommets en plus de neuf mois atteints la veille, les investisseurs s’accrochant à l’espoir d’une reprise de la demande grâce à l’arrivée des vaccins contre le COVID-19.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février a conclu en baisse de 0,55% (ou -28 cents) à 49,97 dollars. La veille, il avait terminé au-dessus de la barre des 50 dollars pour la première fois depuis début mars.

A New York, le baril américain de WTI pour le mois de janvier a terminé en repli de 0,44% (ou -21 cents) à 46,57 dollars après un gain de 2,76% la veille.

Les deux cours de référence ont engrangé plus de 30% depuis le 1er novembre.

«L’optimisme sur les vaccins qui s’est emparé du marché depuis quelques semaines semble se poursuivre en raison des approbations successives et du déploiement plus rapide que prévu des premières campagnes (de vaccination) dans les marchés clés» pour la consommation de pétrole, a estimé Paola Rodriguez-Masiu, analyste de Rystad.

Le Royaume-Uni a lancé la sienne mardi, une première dans un pays occidental, et les investisseurs attendent désormais que d’autres prennent la suite à travers le monde afin de mettre fin aux restrictions de déplacements et de faire repartir la demande de brut.

Outre-Atlantique, un comité d’experts indépendants a voté jeudi pour recommander à l’Agence américaine des médicaments (FDA) d’autoriser aux Etats-Unis un premier vaccin contre le COVID-19, développé par le duo Pfizer/BioNTech. Le feu vert devrait suivre dans les prochains jours.

«Avant même leur application à grande échelle, les vaccins semblent déjà provoquer des effets secondaires sur le marché: une myopie aiguë», a ironisé Mme Rodriguez-Masiu.

Selon elle, les investisseurs ont choisi «d’ignorer complètement la fragilité dans laquelle (le marché) se trouve encore à court terme».

La reprise de la demande de pétrole brut reste en effet balbutiante, en témoigne la hausse importante des stocks de brut aux Etats-Unis la semaine passée.

«On dirait que l’optimisme sur les marchés financiers, la faiblesse persistante du dollar et la bonne discipline de production de l’Opep+ pèsent plus aux yeux des marchés que les restrictions de la mobilité et des échanges ainsi que la montée des stocks», a affirmé Eugen Weinberg de Commerzbank. Il se dit «sceptique» et prévoit «une correction des prix au premier trimestre» de l’an prochain.

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