Le pétrole repart à la hausse après des promesses saoudiennes

AWP

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Le Brent s’est apprécié de 84 cents pour terminer à 66,58 dollars et le WTI a gagné 72 cents pour finir à 56,79 dollars.

Les prix du pétrole ont terminé en hausse lundi, aidés par la promesse d’une production toujours aussi basse de l’Arabie saoudite en avril.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mai s’est apprécié de 84 cents pour terminer à 66,58 dollars à Londres.

A New York, le baril de WTI pour livraison en avril, la référence américaine, a gagné 72 cents pour finir à 56,79 dollars.

Premier exportateur mondial, l’Arabie saoudite prévoit de poursuivre en avril les efforts mis en oeuvre ces derniers mois et à vendre moins d’or noir que ses clients n’en demandent, a affirmé un responsable du pays à l’agence Bloomberg.

«Les autorités saoudiennes ont acquis une certaine crédibilité au cours des deux dernières années à chaque fois qu’elles ont signalé ce que le royaume allait faire en termes d’exportations et en respectant ces promesses», a souligné Matt Smith de ClipperData.

«Quand le royaume dit qu’il va encore réduire ses exportations, le marché le croit et cela soutient les prix», a-t-il ajouté.

Le géant pétrolier s’est engagé, comme les autres pays de l’Opep et leurs partenaires, à limiter sa production, mais depuis le début de l’année, l’Arabie saoudite a préféré produire encore moins que ses objectifs fixés en décembre.

Les cours de l’or noir étaient aussi soutenus par la tendance plus généralisée des marchés à la prise de risque, Wall Street s’affichant en fin de séance en nette hausse tandis que le dollar, généralement considéré comme une valeur refuge, reculait.

Toutefois, a souligné Robbie Fraser de Schneider Electric, les efforts effectués par Ryad «doivent continuer à accompagner les réductions involontaires observées ailleurs - en particulier au Venezuela et en Iran - pour faire contrepoids à l’offre croissante en provenance des Etats-Unis».

Selon un rapport de l’Agence international de l’Energie (AIE) sur les perspectives de la production des Etat-Unis, le pays va continuer à pomper toujours plus d’or noir jusqu’à devenir exportateur net de produits pétroliers en 2021.

L’Agence américaine d’informations sur l’Energie (EIA) avait dans un rapport en janvier estimé que les Etats-Unis devraient franchir cette étape dès 2020.

A plus court terme, cependant, le nombre de puits actifs aux Etats-Unis a légèrement reculé, avec une baisse hebdomadaire de 9 puits à 834 puits de pétrole actifs le 8 mars, selon des données publiées vendredi par l’entreprise américaine de services pétroliers Baker Hughes.

Enfin, le niveau de la consommation de la Chine est scruté, alors que la croissance de son économie faiblit.

«La Chine est l’éponge du marché, elle absorbe tous les barils en trop pour se constituer des réserves stratégiques», a expliqué Giovanni Staunovo, analyste pour UBS.

Selon lui, même si la croissance de l’économie chinoise devait flancher, «les importations devraient rester élevées car les craintes que les sanctions américaines ne perturbent les importations de brut vénézuélien et iranien vont profiter à la demande».

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