Le pétrole progresse au lendemain de la chute des stocks US

AWP

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Vers 17h40, le Brent grimpe de 1,21% à 42,54 dollars et le WTI avance de 0,68%, à 40,09 dollars.

Les prix du pétrole maintenaient leur petite avance jeudi, soutenus par la forte baisse des stocks de brut aux Etats-Unis annoncée mercredi par l’EIA et malgré la fin progressive et programmée des coupes historiques de production de l’Opep+ évoquées par Moscou.

Vers 15h40 GMT (17h40 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre valait 42,54 dollars à Londres, en hausse de 1,21% par rapport à la clôture de mercredi.

A New York, le baril américain de WTI pour le mois d’août gagnait 0,68%, à 40,09 dollars.

«La chute des stocks (de pétrole brut aux Etats-Unis) annoncée par l’EIA hier (mercredi) contribue à soutenir les prix», avait estimé plus tôt dans la journée Al Stanton, analyste de RBC.

Les réserves de brut ont ainsi reculé de 7,2 millions de barils la semaine dernière, s’établissant à 533,5 millions de barils, selon un rapport hebdomadaire de l’Agence américaine d’information sur l’Energie (EIA) publié mercredi.

Ce chiffre «tempère les inquiétudes d’une baisse de l’activité économique» du premier producteur mondial de pétrole, avait noté de son côté Avtar Sandu, de Phillip futures.

Les gains des deux indices de référence se sont un temps érodés en cours de séance, peu aidés notamment par les déclarations du ministre russe de l’Energie Alexandre Novak.

Selon des propos rapportés par une agence russe, M. Novak a écarté après une réunion avec son homologue azerbaïdjanais l’extension au mois d’août des coupes drastiques de production auxquelles les pays membres de l’Opep+ s’astreignent depuis début mai.

«Nous avons uniquement étendu pour juillet le niveau de réduction qui a été fixé en mai-juin», a-t-il rappelé, ajoutant «qu’à partir du 1er août nous devrions avoir une restauration partielle du volume des réductions».

Le club de producteurs constitué des membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et dix alliés, dont la Russie, a annoncé en avril une coupe drastique de sa production de 9,7 millions de barils par jour (mbj) sur deux mois, en mai et juin.

Cette réduction volontaire, destinée à mieux aligner le volume de l’offre sur celui d’une demande en chute libre afin de soutenir les prix, a été reconduite quasi intégralement pour le mois juillet.

Doivent suivre deux nouveaux paliers: une réduction de 7,7 mbj jusqu’à décembre, puis à 5,8 mbj de janvier 2021 à avril 2022.

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