Le pétrole recule après des données décevantes sur l’économie US

AWP

1 minutes de lecture

Le Brent termine en baisse de 1,24 dollar à 65,07 dollars et le WTI abandonne 1,42 dollar pour clôturer à 55,80 dollars.

Les prix du pétrole ont terminé en baisse vendredi, les cours fléchissant après la parution d’indicateurs sur l’économie américaine de nature à inquiéter sur la vigueur de la demande énergétique dans le pays.

A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mai, dont c’est le premier jour d’utilisation comme contrat de référence, a lâché 1,24 dollar pour finir à 65,07 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE).

A New York, le baril de WTI pour avril, la référence américaine, a perdu 1,42 dollar pour clôturer à 55,80 dollars.

Sur la semaine, le Brent a perdu 3,2% et le WTI 2,5%.

Près de l’équilibre en début de séance vendredi, les prix du baril ont plongé après la parution d’une série de statistiques aux Etats-Unis.

Le ralentissement marqué de l’activité du secteur manufacturier en février, à son plus bas niveau depuis novembre 2016, a particulièrement ébranlé les observateurs.

La confiance des consommateurs aux Etats-Unis, mesurée par l’enquête de l’Université du Michigan, a pour sa part rebondi moins que prévu en février après avoir été érodée par la fermeture partielle des administrations américaines («shutdown»).

«Ces données reflètent l’idée que, peut-être, le ralentissement de l’économie mondiale commence à se ressentir plus fermement aux Etats-Unis», a commenté John Kilduff de la maison de courtage Again Capital.

Ce signal alimente en tout cas les craintes d’un ralentissement généralisé de la demande en énergie, au lendemain de la publication d’un indicateur montrant un fort repli de l’activité manufacturière chinoise en février.

L’annonce en cours de séance d’une baisse substantielle du nombre de puits de forage en activité aux Etats-Unis (-10 unités à 843 puits) n’a pas rasséréné les acteurs du marché.

Cette évolution suggère pourtant une légère baisse de la production à moyen terme, au moment où les extractions n’ont jamais été aussi élevées dans le pays (à 12,1 millions de barils par jour en moyenne la semaine dernière).

Les investisseurs restent également inquiets du manque d’avancées dans les négociations commerciales entre les Etats-Unis et la Chine, le géant asiatique étant le premier importateur mondial de pétrole.

Le marché devrait maintenant «probablement tourner son attention vers le renouvellement des exemptions concernant le pétrole iranien», a relevé Edoardo Campanella, analyste pour UniCredit, qui s’attend à ce qu’elles soient «en partie confirmées par l’administration Trump».

Après avoir rétabli des sanctions contre l’Iran en novembre à la suite de leur retrait de l’accord sur le nucléaire avec Téhéran, les Etats-Unis ont finalement accordé des exemptions à huit pays, dont la Chine et l’Inde, les autorisant à continuer d’importer du pétrole iranien.

La date limite pour prolonger ou non ces exemptions est le 5 mai.

A lire aussi...