Le pétrole monte malgré une hausse des stocks américains

AWP

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Le Brent termine en hausse de 1,6% à 35,29 dollars et le WTI finit sur un gain de 2,7% 33,71 dollars.

Les prix du pétrole ont terminé en hausse jeudi, le recul des réserves américaines d’essence et des stocks de brut à Cushing, où est entreposé l’or noir coté à New York, l’emportant sur la hausse surprise des réserves totales de brut aux Etats-Unis.

A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet s’est apprécié de 55 cents, ou 1,6%, pour finir à 35,29 dollars.

A New York, le baril américain de WTI pour juillet a gagné de son côté 90 cents, ou 2,7%, pour clôturer à 33,71 dollars.

Le pétrole avait pourtant mal démarré la séance, perdant pendant un temps plus de 3% pour le Brent et 5% pour le WTI.

Le ministre russe de l’Energie, Alexandre Novak «s’attend à ce que le marché revienne à l’équilibre en juin ou en juillet, augmentant les craintes que la Russie soit moins enthousiaste pour respecter les ambitieuses réductions de production au-delà de juin», a commenté Tamas Varga, analyste pour PVM.

Selon Bjornar Tonhaugen, analyste pour Rystad Energy, les prix ont également pu souffrir de la hausse des tensions sino-américaines, les Etats-Unis ayant considéré mercredi que Hong Kong n’était plus un territoire autonome, ce qui ouvre la voie à de possibles sanctions commerciales.

Mais les prix se sont redressés après la publication du rapport de l’Agence américaine d’information sur l’Energie (EIA).

Ce dernier a montré que les réserves de brut avaient bondi de 7,9 millions de barils lors de la semaine se terminant le 22 mai, alimentées notamment par une forte hausse des importations de brut en provenance d’Arabie saoudite.

Les stocks de produits distillés ont pour leur part gonflé deux fois plus que prévu.

Mais les réserves d’essence ont baissé, là où les analystes s’attendaient à une hausse, et les réserves ont reculé à Cushing, dans l’Oklahoma, où est stocké le pétrole servant de référence au WTI coté à New York.

«Cela réduit le risque qu’on se retrouve à court d’espaces de stockage dans les cuves (de Cushing) et suggère qu’il y a de la demande pour le brut», remarque Bart Melek de TD Securities.

Les raffineries ont d’ailleurs légèrement augmenté leur cadence, fonctionnant à 71,3% de leurs capacités contre 69,4% la semaine précédente.

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