Le pétrole en hausse, surveillant les combats en Libye

AWP

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Le Brent termine au plus haut depuis novembre avec une hausse de 76 cents à 71,10 dollars et le WTI pulvérise la barre des 64 dollars.

Les cours du pétrole ont atteint de nouveaux sommets depuis la fin 2018 lundi, au moment où des affrontements en Libye menacent l’offre d’or noir, les investisseurs continuant également à profiter d’une relative accalmie sur le front économique.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juin a fini à 71,10 dollars à Londres, en hausse de 76 cents par rapport à la clôture de vendredi, au plus haut depuis début novembre.

A New York, le baril de WTI pour mai a gagné 1,32 dollar à 64,40 dollars, au plus haut depuis la fin octobre.

«Le marché craint de nouvelles perturbations sur l’offre de pétrole libyenne», ont commenté les analystes de Commerzbank.

De violents combats opposant près de Tripoli les forces paramilitaires du maréchal Haftar, qui veut conquérir la capitale, aux troupes du GNA, reconnu par la communauté internationale, ont fait plusieurs dizaines de morts.

Les autorités aéroportuaires libyennes ont suspendu lundi le trafic aérien dans la capitale libyenne après la frappe aérienne qui a visé l’aéroport de Mitiga, le seul fonctionnel à Tripoli, selon la compagnie nationale Libyan Airlines et une source aéroportuaire, suscitant la condamnation de l’ONU.

«Pour le moment, l’affrontement ne semble pas avoir engendré de perturbation de la production de pétrole», a fait remarquer Warren Patterson, analyste pour ING.

«Néanmoins, les événements actuels augmentent le risque d’une possible interruption, et soutiennent donc les prix», a-t-il ajouté.

Le marché poursuivait sa progression après avoir déjà avancé vendredi dans le sillage de statistiques économiques favorables aux Etats-Unis.

L’économie américaine a ainsi créé 196.000 nouveaux emplois le mois dernier, plus que ce sur quoi les analystes tablaient, après seulement 33.000 en février (chiffre révisé à la hausse).

Cette situation suggère un risque de récession moins grand, et donc la perspective d’une demande solide en énergie.

Par ailleurs, le ministre saoudien de l’Energie Khalid al-Falih a déclaré lundi que le marché pétrolier était en voie d’équilibre et que les pays producteurs de pétrole n’auraient peut-être pas besoin de réduire davantage leur production.

D’après lui, il est toutefois encore prématuré de dire si une réunion cruciale en juin pour l’Opep et ses alliés permettra de prolonger les réductions de 1,2 million de barils par jour.

Le groupe de 25 membres, appelé Opep+, avait accepté en fin d’année de réduire sa production de 1,2 million de barils par jour à partir de début 2019, afin d’enrayer la chute des prix du brut.

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