Le pétrole recule, privilégie la production russe aux stocks US

AWP

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Le Brent fléchit de 10 cents à 71,62 dollars à la clôture et le WTI cède 29 cents à 63,76 dollars.

Les cours du pétrole ont légèrement baissé mercredi malgré un recul des stocks américains, les courtiers s’interrogeant sur l’avenir de la participation russe à un accord pétrolier avec l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juin a fini à 71,62 dollars à Londres, en baisse de 10 cents par rapport à la clôture de mardi.

A New York, le baril de WTI pour le contrat de mai a cédé 29 cents à 63,76 dollars.

Lors de la semaine achevée le 12 avril, les réserves commerciales de brut aux Etats-Unis ont reculé de 1,4 million de barils après avoir augmenté de 17 millions de barils sur les trois précédentes semaines, a dévoilé l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA).

«Ce rapport reflète un retour à la normale sur le port de Houston», l’un des deux principaux ports d’exportation de pétrole brut du pays avec celui de Corpus Christi également au Texas, a réagi Phil Flynn de Price Futures Group.

Ce port a connu des perturbations durant plusieurs semaines après un incendie fin mars dans un complexe pétrochimique, qui a engendré un blocage des exportations et par conséquent une accumulation des réserves, à présent en train d’être résorbée.

Les courtiers se sont toutefois plutôt focalisés sur l’avenir d’un accord pétrolier entre l’Opep et ses partenaires, principalement la Russie.

Celle-ci «envisage d’augmenter sa production à l’issue de la date limite de son accord avec l’Opep fin juin, sans prolonger ses coupes», a expliqué Andy Lipow de Lipow Oil Associates.

Un responsable de la branche pétrolière du géant russe de l’énergie Gazprom estime que l’accord ne sera pas renouvelé au second semestre, selon l’agence Reuters. Une information qui va dans le sens d’échos dans la presse la semaine dernière selon lesquels le président russe Vladimir Poutine ne souhaite pas le prolonger.

Après avoir décidé de limiter leurs extractions au premier semestre, ces producteurs doivent se réunir les 25 et 26 juin pour décider si cet engagement doit être renouvelé.

«Rien n’est sûr, mais clairement, la Russie traîne des pieds pour un renouvellement au-delà de la date limite de juin», a résumé Stephen Brennock, analyste de PVM.

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