Le pétrole se redresse après une révision par l’Opep+ de ses quotas

AWP

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Le Brent termine en hausse de 0,95% à 48,71 dollars et le WTI finit sur un gain de 0,80% à 45,64 dollars.

Les prix du pétrole se sont nettement redressés jeudi en deuxième partie de séance américaine après un accord trouvé par les principaux producteurs d’or noir pour ralentir le retour sur le marché de barils à partir de janvier.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février a gagné 0,95% ou 46 cents, à 48,71 dollars.

A New York, le baril américain de WTI pour le mois de janvier est monté de 0,80% ou 36 cents, à 45,64 dollars.

Les deux contrats de référence évoluent désormais à des niveaux proches de ceux de fin février, avant le début de la pandémie de coronavirus aux Etats-Unis et dans le reste du monde.

Les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et leurs alliés, réunis au sein de l’Opep+, se sont mis d’accord pour «restituer progressivement» sur le marché les quelques 2 millions de barils par jour (mbj) prévus en début d’année prochaine, en commençant par 500’000 barils quotidiens en janvier, à l’issue de quatre jours d’âpres négociations.

Le nouvel accord prévoit un retrait de 7,2 mbj en début d’année prochaine pour au moins un mois, ce qui est supérieur aux 5,8 mbj jusqu’à présent envisagés, un niveau qui semblait peu raisonnable pour les acteurs du marché.

Les pays producteurs ont affirmé qu’il était préférable de faire remonter les niveaux de production de façon progressive et non abrupte pour mieux s’aligner sur une demande qui repart moins vite du fait de la deuxième vague de COVID-19 qui entrave les mouvements de biens et de personnes consommateurs d’or noir.

«Ce n’est pas le scénario cauchemardesque que le marché craignait, mais ce n’est pas ce qu’il attendait vraiment il y a quelques semaines», a réagi Paola Rodriguez Masiu, analyste de Rystad.

Les investisseurs ont aussi digéré jeudi le recul moins important que prévu des stocks commerciaux de brut aux Etats-Unis publié la veille par l’Agence américaine d’information sur l’Energie (EIA).

Selon un rapport hebdomadaire de l’organisation, les réserves de brut du pays ont reculé de 700’000 barils la semaine passée, soit un peu moins que les 2 millions de barils anticipés par les analystes.

Les stocks d’essence et de produits distillés (fioul et gaz de chauffage) aux Etats-Unis ont en revanche grimpé.

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