Le baril de pétrole hissé par le plan européen

AWP

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Le Brent remonte au-dessus de la barre des 44 dollars, en hausse de 2,4% à la clôture, et le WTI frôle celle des 42 dollars, grâce à un gain de 2,8%.

Les prix du pétrole sont montés mardi au plus haut en quatre mois et demi, propulsés par l’accord sur le plan de relance européen et les espoirs autour d’un vaccin contre le COVID-19, deux facteurs favorables à une reprise de la demande.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre s’est établi à 44,32 dollars à Londres, en hausse de 2,4% ou 1,04 dollar par rapport à la clôture de lundi.

A New York, le baril américain de WTI pour le mois d’août a progressé de 2,8% ou 1,15 dollar, à 41,96 dollars pour son dernier jour de cotation.

Pour expliquer cette embellie après des séances plutôt calmes, plusieurs analystes ont mis en avant l’accord sur le plan de relance âprement négocié depuis vendredi et signé mardi à l’aube par les 27 Etats membres de l’Union européenne.

Ce dernier prévoit 750 milliards d’euros d’aide pour sortir l’UE du marasme économique provoqué par la pandémie de Covid-19, finalement répartis en 390 milliards de subventions et 360 de prêts.

Les investisseurs ont salué la conclusion d’un accord pour sortir l’économie du continent «de la pire récession économique depuis la Seconde Guerre mondiale», a commenté Bjørnar Tonhaugen de Rystad Energy.

Bien que cet accord «ne stimulera pas immédiatement la consommation de pétrole, il apportera un soutien important aux perspectives de demande à moyen terme» en «favorisant la reprise de la croissance économique» de l’UE.

Du côté de l’offre, le marché s’attend, à la veille du rapport hebdomadaire, à un nouveau recul des stocks américains de brut. Les analystes interrogés par l’agence Bloomberg ont tablé sur une baisse médiane de 2,2 millions de barils et ont aussi prédit un repli des réserves d’essence, de l’ordre de 1,5 million de barils.

Les investisseurs se sont également rassurés avec des résultats d’essais cliniques encore préliminaires mais encourageants sur deux projets de vaccin contre le COVID-19, un britannique et un chinois, qui génèrent «une forte réponse immunitaire» et sont bien tolérés par les patients.

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