Le pétrole retrouve un peu d’air après cinq séances de baisse

AWP

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Le Brent grappille 19 cents à 59,51 dollars à la clôture et le WTI finit sur un gain de 34 cents à 53,48 dollars.

Les cours du pétrole ont terminé en légère hausse mardi, se ressaisissant, comme la plupart des marchés financiers, après plusieurs séances de forte baisse liée à la propagation de l’épidémie de pneumonie virale.

A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars s’est apprécié de 19 cents, ou 0,3%, pour finir à 59,51 dollars.

A New York, le baril américain de WTI pour la même échéance a gagné 34 cents, ou 0,6% à 53,48 dollars.

Les barils de référence européen et américain rebondissent ainsi après cinq séances consécutives de baisse et après avoir touché lundi leur plus bas niveau depuis le mois d’octobre.

«Après avoir subi une pression baissière très importante, les prix du pétrole retrouvent de l’air grâce aux bons chiffres américains», a estimé Naeem Aslam, de Avatrade, auprès de l’AFP.

La confiance des consommateurs aux Etats-Unis a rebondi en janvier et dépassé les attentes des analystes après avoir légèrement faibli en décembre, selon l’indice du Conference Board.

Les commandes de biens durables aux Etats-Unis ont par ailleurs augmenté en décembre plus fortement que ce qu’attendaient les analystes, selon les données du département du Commerce.

Mais le virus chinois continue de préoccuper les acteurs du marché.

Pékin s’est engagé mardi à faire preuve de transparence face à l’épidémie de pneumonie virale qui y a déjà fait plus de 100 morts, tandis que le Japon et les Etats-Unis s’apprêtaient à évacuer leurs ressortissants piégés à Wuhan, le berceau du nouveau coronavirus.

«Plus l’épidémie se propage, plus l’impact économique potentiel et l’impact sur la consommation de pétrole sont importants», souligne Craig Erlam, de Oanda.

La quasi-totalité de la province chinoise du Hubei - soit environ 56 millions d’habitants - est coupée du monde depuis jeudi par un cordon sanitaire draconien.

Tous les secteurs économiques pourraient être affectés; les entreprises de Shanghai ont par exemple reçu l’ordre de ne pas reprendre leur activité avant le 9 février, à l’exception des supermarchés et pharmacies.

«A court terme il est quasiment certain que l’activité des raffineries et la demande en produits raffinés seront perturbées, mais la question clé reste de savoir si la maîtrise du virus deviendra un défi prenant beaucoup de temps, avec de vraies conséquences économiques», remarque Robbie Fraser de Schneider Electric.

«La Chine reste le pays dont la demande en brut augmente le plus fortement, et tout ralentissement prolongé pourrait entraîner une révision majeure de la demande mondiale», ajoute-t-il.

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