La Suva a versé l’an dernier 1,34 milliard de francs pour des traitements à la suite d’accidents, soit environ 6% de plus qu’en 2024. Face à cette hausse, l’assureur mène une campagne de sensibilisation afin de traquer les coûts injustifiés grâce au contrôle systématique des factures.
En 2025, près de 2,9 millions de factures pour des prestations médicales et thérapeutiques liées à des accidents ont été vérifiées, indique mardi l’ex-Caisse nationale d’assurance accident, la Suva. Ces contrôles lui ont permis d’économiser au final 123 millions de francs de frais de traitement.
Sur l’ensemble des factures contrôlées, plus d’une sur dix (10,4%) présentait des erreurs ou des imprécisions et a été renvoyée pour correction. Il s’agit par exemple de factures à double, de prestations facturées de manière incorrecte ou non assurées, de cas déjà traités ou, plus rarement, de factures concernant des prestations jamais fournies.
En matière de contrôle, trois factures sur quatre sont désormais traitées automatiquement, se félicite l’assureur. Si le système détecte une anomalie, le document est alors transmis à un spécialiste qui le passe au peigne fin.
Sensibilisation
Vérifier de manière systématique les factures protège non seulement les assurés contre des frais injustifiés ou excessifs mais contribue aussi à limiter la hausse des coûts de la santé, selon la Suva. A cet effet, elle a lancé une campagne de sensibilisation intitulée «Maîtriser les coûts» qui durera jusqu’au 20 novembre.
La grande majorité des médecins, hôpitaux et thérapeutes facturent correctement, affirme Michael Widmer, responsable des frais de traitement à la Suva, cité dans un communiqué. «Le contrôle n’a pas pour but de restreindre les prestations, mais de garantir que les prestations correctes soient décomptées au prix correct», ajoute-t-il.
Tous comme les coûts de la santé, les frais de traitement après un accident ne cessent eux aussi d’augmenter. En 2024, la Suva avait versé un total de prestations de 1,26 milliard de francs. Elle a vérifié 2,7 millions de factures, dont 12,5% ont été refusées. Les économies réalisées se sont montées à 124 millions.
Les montants économisés grâce aux contrôles profitent aux assurés, car ils sont restitués, tout comme les excédents, sous la forme de primes plus basses. Sans ces mesures, les primes des entreprises assurées à la Suva seraient environ 3% plus élevées en moyenne.