Goldman Sachs veut renforcer ses activités en Suisse

AWP

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L’établissement veut créer au moins 25 postes supplémentaires à Zurich. A Genève, les effectifs doivent passer d’actuellement cinq à 25 employés.

Goldman Sachs veut substantiellement étendre ses activités en Suisse, en renforçant ses effectifs à Zurich et Genève et éventuellement par des acquisitions, a indiqué un responsable du groupe bancaire américain au journal Handelszeitung.

L’établissement, qui dispose d’une centaine de salariés à Zurich, veut y créer au moins 25 postes supplémentaires. A Genève, les effectifs doivent passer d’actuellement cinq à 25 employés, a précisé Stefan Bollinger, co-directeur de la gestion de fortune privée pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique.

En Suisse, la banque vise une croissance «supérieure au marché», a souligné M. Bollinger, également en charge des activités suisses de Goldman Sachs. Ce dernier n’exclut pas des acquisitions - d’actifs, d’équipes ou de banques - pour y parvenir.

En juin, Goldman Sachs avait indiqué se repositionner à Genève, trois ans après avoir concentré ses activités à Zurich. Présent en Suisse depuis 1974, le géant bancaire américain avait ouvert un bureau à Genève en 2001. Quinze ans plus tard, les effectifs étaient rapatriés au bord de la Limmat et les locaux utilisés uniquement pour rencontrer des clients.

La grande banque avait ainsi décidé de réactiver la cellule de Genève, le dotant de cinq employés fixes, une équipe renforcée par des personnes stationnées à Zurich et qui font la navette plus ou moins régulièrement.

Autrefois spécialisée dans la gestion de fortune privée, l’antenne romande de Goldman Sachs propose également des services dans la banque d’affaires et la gestion d’actifs, destinés aux institutionnels.

Dans le domaine de la gestion de fortune, la grande banque s’adresse à une clientèle très fortunée, avec un ticket d’entrée de 10 millions de dollars.

A l’échelle mondiale, le mastodonte américain gère une masse de quelque 1500 milliards de dollars, dont les deux tiers dans la gestion d’actifs et le reste dans la gestion de fortune.