Freedom24, la plateforme d’investissement européenne de Freedom Holding Corp. (FRHC), société cotée au Nasdaq, prévoit d’ouvrir un bureau à Genève au cours du premier trimestre 2027. L’entreprise a l’intention de mettre en place une équipe locale et de nouer des relations avec les milieux financiers, technologiques et de la recherche en Suisse.
Genève allie la finance internationale, la gestion de patrimoine et la confiance institutionnelle à un accès à une recherche et à une innovation de classe mondiale. Freedom24 y voit des opportunités de mettre en relation son expertise en finance numérique et les capacités technologiques du groupe avec l’écosystème financier et scientifique suisse.
«Genève réunit plusieurs atouts particulièrement pertinents pour notre stratégie à long terme: la finance internationale, la confiance institutionnelle et un capital intellectuel exceptionnel», a déclaré Evgenii Tiapkin, PDG de Freedom24.
«Notre ambition va au-delà de la simple implantation d’un nouveau bureau sur le continent européen. Nous souhaitons nous intégrer à l’écosystème local, nouer des relations avec des institutions financières, des entreprises technologiques et des chercheurs, et identifier les domaines où notre expérience peut créer une véritable valeur ajoutée. La Suisse dispose d’une recherche de pointe, de talents en ingénierie et d’un accès au capital, tandis que le Kazakhstan, le plus grand marché d’activité de notre groupe, développe d’importantes capacités de calcul en intelligence artificielle. Nous voyons là des opportunités de mettre en synergie ces atouts et de contribuer à faire passer des technologies prometteuses du stade de la recherche à celui des applications concrètes.»
«Nous adoptons une approche à long terme, en commençant par la mise en place d’une équipe locale et des bases d’une coopération fructueuse. Tous les services futurs seront développés en fonction des besoins locaux et conformément aux exigences réglementaires suisses applicables.»
Freedom Holding Corp. développe une infrastructure d’IA au Kazakhstan, comprenant notamment un «Sovereign AI Hub» d’une capacité prévue pouvant atteindre 100 MW et le «Freedom AI Super Cluster», qui utilise la technologie Nvidia. Sa division Freedom Cloud compte déjà plus de 3400 clients issus du secteur privé et du secteur public.
Freedom24 souhaite également collaborer avec des instituts de recherche suisses, notamment l’ETH Zurich et l’EPFL, afin d’étudier comment l’expertise scientifique, les infrastructures technologiques et les capacités financières pourraient se compléter mutuellement.
Dans le cadre de son engagement en Suisse, le groupe a notamment participé à «From Lab to Market», un atelier organisé par le Geneva Center for Neutrality le 30 octobre à la Société de Lecture. Cet événement a réuni des représentants des milieux universitaires, financiers et technologiques afin d’examiner comment la Suisse peut transformer sa recherche de pointe en intelligence artificielle en entreprises commercialement viables.
«La souveraineté, ici, ce n’est pas l’autosuffisance. C’est choisir nos dépendances plutôt que d’en subir les conséquences. L’informatique est devenue une infrastructure, à l’instar de l’énergie ou des chemins de fer par le passé», a déclaré Nicolas Ramseier, président et cofondateur du Geneva Center for Neutrality. Evoquant les projets du Freedom Group visant à s’implanter en Suisse, il a ajouté: «Nous saluons cette implantation.»
Représentant les activités américaines du groupe, Jay Woods, stratège en chef mondial chez Freedom Capital Markets, a mis en avant la stabilité institutionnelle de la Suisse, ses relations internationales et ses capacités de recherche. Il a souligné l’importance de s’appuyer sur l’expertise locale, de nouer des relations de confiance et de protéger les données et la propriété intellectuelle à mesure que les technologies d’IA se généralisent.
Freedom24 considère son implantation prévue à Genève comme une opportunité de nouer des relations durables et de contribuer au développement des technologies financières, d’une IA responsable et d’une innovation fondée sur la recherche.