SIX voit son bénéfice plonger à mi-parcours

AWP

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Le produit d’exploitation s’est enrobé de 4% à 823 millions de francs, a détaillé SIX lundi.

L’opérateur de la Bourse suisse SIX a dû éponger un nouveau revers sur sa participation dans le français Worldline sur les six premiers mois de l’année, ce qui a fait lourdement chuter son bénéfice.

Le produit d’exploitation s’est enrobé de 4% à 823 millions de francs, a détaillé SIX lundi. A taux de change constants, la progression s’élève à 4,7%. Le résultat brut d’exploitation (Ebitda) s’est stabilisé à 234 millions, hors coûts du programme de transformation évalués à 31 millions de francs. Ce dernier correspond notamment à des dépenses uniques de personnel et d’infrastructures informatiques.

Le groupe zurichois a subi un nouveau correctif de valeur sur sa participation de 10,5% dans le spécialiste hexagonal des moyens de paiements et des transactions Worldline, à hauteur de 69,3 millions de francs. Son bénéfice net a été sabré de 64% à 42,2 millions. Hors ajustements sur participations, SIX se calcule un bénéfice net de 111,5 millions (-4%).

 

Le français Worldline, fardeau des comptes de SIX

L’opérateur de la Bourse suisse SIX, plus gros actionnaire de Worldline, a dû une nouvelle fois inscrire un correctif de valeur sur sa participation de 10,5% dans le spécialiste hexagonal des moyens de paiements et des transactions, selon ses chiffres semestriels.
De janvier à fin juin, SIX a subi une dépréciation de sa participation de 10,5% dans le spécialiste hexagonal des moyens de paiements et des transactions Worldline, à hauteur de 69,3 millions de francs. Son bénéfice net a été sabré de 64% à 42,2 millions, selon le communiqué paru lundi.
Fin juin, le cours de l’action du groupe coté à Paris avait dévissé de près de 40% suite à la publication d’une enquête journalistique européenne intitulée Dirty Payments, portant sur les activités auprès des clients dits à haut risquecar liés aux jeux d’argent, à la pornographie voire à la prostitution, expliquait le quotidien français Le Monde, pour qui cela réveille le spectre de l’allemand Wirecard, ex-champion des paiements et emporté par un scandale en 2020.
«L’affaire confirme aussi les errances de gouvernance d’une entreprise assoifée de croissance», selon le journal. Une entreprise dont la valeur s’est effondrée de 93% en deux ans, rappelle-t-il.
L’affaire secoue aussi les autres entités ayant acheté des parts dans Worldline, à l’image du Crédit Agricole.
Selon des sources proches du dossier citées par ‘Bloomberg’, des représentants des salariés ont adressé un courriel à la direction du Crédit Agricole pour comprendre la décision de l’entreprise de prendre une participation de 7% dans Worldline au début de l’année dernière, rapportait fin juin le site Boursier.com. Au moment de sa prise de participation, la valeur boursière de cette dernière était d’environ 260 millions d’euros, contre environ 58 millions à fin juin.
De son côté, la banque publique d’investissement, BPIfrance, détient 5%.
Au dernier trimestre 2024, le groupe zurichois a épongé un correctif de valeur sur la participation dans Wordline, acquise dans le cadre de la vente à ce dernier de SIX Payment Services 2018, à hauteur de 167,7 millions de francs. En 2023, l’opérateur a essuyé une perte de 1 milliard suite aux dépréciations de ses investissements dans Worldline et dans la Bourse espagnole.

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