Vieilles connaissances – Week Ahead de Allianz GI

Hans-Jörg Naumer, Allianz Global Investors

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En 2019, nous rencontrerons à nouveau trois connaissances: la géopolitique, la politique monétaire et l'économie mondiale. Ils étaient de retour dans nos esprits seulement après les premiers jours de négociation.

Géopolitique: la géopolitique reste un facteur d'incertitude évident. Le Brexit prend forme, le budget national italien reste une source de préoccupation, le conflit commercial entre dans sa prochaine phase... La volatilité des prix est probable sur les marchés des actions.

L'économie: nous sommes actuellement à un stade avancé du cycle économique, l'inflation mesurée par l'indice de référence affichant une tendance à la hausse. Des disparités régionales apparaissent parallèlement aux signes d'un affaiblissement de l'économie. Avec son plein emploi et la pression croissante sur les salaires, l'économie américaine reste le moteur de l'économie mondiale, tandis que la trajectoire de croissance du Japon est globalement stable et que la reprise dans la zone euro s'essouffle.

Politique monétaire: la Réserve fédérale américaine (Fed) devrait poursuivre la hausse des taux d'intérêt, mais probablement plus régulièrement que prévu par les marchés monétaires. Pour la nouvelle année, les prix sur ces marchés ne reflètent pratiquement aucune nouvelle hausse des taux d'intérêt. Il y a des attentes – certains disent des espoirs – d'une première hausse des taux d'intérêt par la Banque centrale européenne (BCE). Cela montrerait bien que la BCE se sent suffisamment positive pour prendre de nouvelles mesures en vue de sortir de la crise. En revanche, la Banque du Japon (BoJ) ne devrait pas bouger.

Il semble donc que nous nous dirigeons vers une nouvelle phase d'agitation sur les marchés boursiers. La gestion active demeure en demande. En revanche, les valorisations sur les marchés d'actions se sont au moins améliorées à la suite de la baisse des prix.

Remarque: c'est l'exception, plutôt que la règle, que d'affronter les craintes sur les marchés boursiers ne porte pas ses fruits (comme ce fut le cas en 2018). Prenez le S&P 500: depuis 1826, les performances sur le marché américain ont été positives en 137 ans et négatives en 58 ans. Prenons l'exemple du DAX: en extrapolant à 1955, le marché boursier allemand a généré des rendements positifs en 44 ans sur 64. Les performances passées n'offrent bien sûr aucune garantie pour l'avenir, mais l'histoire nous montre ce que les manuels scolaires nous apprennent: sans le courage de prendre des risques, il ne peut y avoir de prime de risque – ou de rendement supérieur, en d'autres termes – par rapport à des investissements sans risque.

Allocation tactique, actions et obligations

  • On peut s’attendre à ce que la géopolitique alimente les incertitudes, mais le développement économique devrait continuer à jouer un rôle de soutien, même si la dynamique s’affaiblit.
  • Les politiques monétaires de la Fed et de la BCE devraient continuer à revenir à la normale, à des vitesses toutefois différentes.
  • Bien que les taux de base – qui restent bas – soutiennent généralement les actions, les niveaux toujours élevés de liquidité ne protègent pas contre les revers dus aux taux d’inflation élevés, aux hausses soudaines des taux d’intérêt, aux cours élevés, aux crises financières le passé nous le rappelle. Avant que la politique monétaire américaine ne puisse être qualifiée de neutre, il faudra probablement 2 à 3 autres hausses de 25 points de base chacune.
  • À la suite des baisses de prix observées ces dernières semaines, les évaluations des actions se sont nettement améliorées.
  • Globalement, commencer la nouvelle année avec un positionnement défensif et une sous-pondération des actions semblerait opportun.