Zone euro: l’inflation progresse à 1,7% en avril

AWP

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La progression de l’inflation s’accompagne d’une hausse de l’inflation sous-jacente, qui a atteint en avril 1,2%, contre 0,8% en mars.

Le taux annuel d’inflation a progressé en avril dans la zone euro à 1,7%, contre 1,4% en mars, en partie alimenté par le rebond observé en Allemagne, a-t-on appris vendredi.

Ce chiffre, annoncé par l’Office européen des statistiques Eurostat, est supérieur aux attentes des analystes interrogés par le fournisseur de services financiers Factset, qui tablaient sur 1,6%.

Le taux d’inflation annuel se rapproche de l’objectif de la Banque centrale européenne (BCE), pour qui une inflation très légèrement inférieure à 2,0% sur un an est considérée comme un signe de bonne santé de l’économie.

Cette hausse est en partie alimentée par le rebond de l’inflation à 2,0% en Allemagne, la plus grande économie d’Europe.

La progression de l’inflation s’accompagne d’une hausse de l’inflation sous-jacente (hors énergie, produits alimentaires, boissons alcoolisées et tabac, qui exclut par conséquent les produits particulièrement volatils), qui a atteint en avril 1,2%, contre 0,8% en mars.

Selon Christina Iacovides, économiste de Capital Economics, ce bond de l’inflation sous-jacente est «largement imputable aux effets du calendrier de Pâques», qui ont entraîné une hausse «des prix des forfaits vacances et des tarifs aériens», et «devrait s’inverser en mai».

En ce qui concerne l’inflation de base, Mme Iacovides estime que sa hausse «ne durera pas longtemps».

L’experte de Capital Economics anticipe que l’inflation «redescendra à environ 1,0% en mai et demeurera globalement inchangée au cours des deux prochaines années».

«Et comme l’inflation dans le secteur de l’énergie diminue, nous nous attendons à ce que le taux global tombe sous la barre des 1,0% d’ici la fin de l’année», ajoute l’économiste.

La hausse de l’inflation en avril s’inscrit dans un contexte d’inquiétude croissante pour l’économie européenne, même si les données publiées mardi sur la croissance ont montré que la zone euro ne risquait pas d’entrer en récession dans l’immédiat.

L’Allemagne et l’Italie cristallisent les craintes de ralentissement: L’Allemagne car ses exportations subissant les effets de la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine, et l’Italie à cause du niveau élevé de la dette et de la faiblesse de sa demande intérieure.