Zone euro: légère croissance des crédits au secteur privé

AWP

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Les crédits aux entreprises non financières et aux ménages européens ont progressé en décembre de 3,4% sur un an, contre 3,3% en novembre et octobre.

La croissance des crédits accordés par les banques de la zone euro aux particuliers et aux entreprises de la région est restée quasiment stable en décembre, selon des chiffres publiés lundi par la Banque centrale européenne(BCE).

Les crédits aux entreprises non financières et aux ménages européens, ajustés de certaines opérations strictement financières, ont progressé en décembre de 3,4% sur un an, contre 3,3% en novembre et octobre.

Dans le détail, la croissance des prêts octroyés aux entreprises industrielles et commerciales est restée dynamique, progressant de 4,0% sur un an, comme en novembre. La croissance est de 3,3% pour les crédits aux ménages, identique à novembre.

Les prêts ajustés aux compagnies d’assurances et fonds de pension ont bondi de +18,4%, un gain de plus de 10 points de pourcentage en un mois, et ceux aux autres acteurs non monétaires sont restés quasi-stables (-0,2%) contre un recul en novembre (-1,3%).

En données non ajustées, moins représentatives des crédits véritablement accordés, les prêts aux ménages ont ralenti à +3,0% sur un an contre +3,2% en novembre.

La croissance des crédits à la consommation a décéléré à 6,2%, après 6,7% en novembre, tandis que les prêts immobiliers ont augmenté de 3,3%, comme le mois précédent.

La masse monétaire M3, agrégat utilisé par la BCE comme un indicateur avancé de l’inflation, a elle légèrement accéléré en s’appréciant de +4,1% en décembre après 3,7%, en novembre.

La BCE a mis fin en début d’année à ses rachats nets d’actifs sur le marché, le fameux «QE» mis en place début 2015 pour soutenir l’économie et le prix.

Mais son président, Mario Draghi, a jugé jeudi dernier les risques en augmentation dans la zone euro, un signe codifié mais très net de pessimisme accru.

L’institution a toujours l’intention de laisser ses taux directeurs à leur plus bas niveau historique «au moins» jusqu’à l’été 2019, une communication qui est amenée à évoluer au cours de l’année.

Car les signes de ralentissement de l’économie en zone euro font que le marché spécule désormais sur une première hausse n’intervenant qu’en 2020.

La BCE continue par ailleurs à peser sur le marché de la dette en poursuivant le réinvestissement de son stock d’obligations au fur et à mesure de leur échéance.

Enfin les signes s’intensifient vers une nouvelle campagne de prêts géants aux banques (TLTRO) qui pourrait être lancée en milieu d’année, comme autre moyen de soutenir le crédit et l’économie.