USA: léger recul des prix à la consommation

AWP

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En décembre sur un mois, le CPI a fléchi de 0,1%. Sur un an, l’inflation tombe sous la cible des 2% pour la première fois depuis août 2017.

Les prix à la consommation aux Etats-Unis ont reculé de 0,1% en décembre sur un mois, comme s’y attendaient les analystes, à cause de la chute des prix de l’énergie, selon l’indice des prix à la consommation (CPI) publié vendredi par le département du Travail.

Sur un an, l’inflation a ralenti à 1,9%, contre 2,2% le mois précédent, et tombe sous la cible des 2% pour la première fois depuis août 2017.

Ce sont essentiellement les prix de l’essence qui ont fait baisser l’indice: hors énergie et prix alimentaires, celui-ci s’affiche en hausse de 0,2% sur le mois et de 2,2% sur un an, comme en novembre.

La baisse des prix de l’essence a atteint 7,5% en décembre et les prix énergétiques dans leur ensemble ont perdu 3,5%.

Mais hormis dans les secteurs affectés par l’évolution des prix énergétiques, comme les transports, de nombreux prix sont à la hausse.

C’est le cas des loyers et logements (+0,3%), des soins médicaux (+0,4%) et du gaz pour le chauffage (+5,6%). Les prix alimentaires ont grimpé de 0,4%, leur plus forte hausse depuis au moins six mois.

Les prix automobiles ont stagné tandis que ceux des transports sont en recul de 0,2%.

L’autre mesure de l’inflation, l’indice PCE, baromètre que préfère la Fed car il se base sur les réelles dépenses de consommation, avait augmenté de 0,1% en novembre et de 1,8% sur un an. Il était ainsi tombé sous l’objectif de 2% de la Banque centrale américaine.

La Fed tient une réunion monétaire les 29 et 30 janvier et la Banque centrale semble désormais adopter une attitude «patiente» avant de remonter les taux d’intérêt, ont indiqué récemment son président, Jerome Powell, et plusieurs membres du Comité monétaire.

«Ce repli mensuel de 0,1% ne devrait pas inquiéter la Fed car cela s’explique par le plongeon des prix de l’essence», a affirmé Ian Sheperdson de Pantheon Macroeconomics. Il a ajouté que l’inflation dite sous-jacente (sans compter les coûts volatils de l’énergie et de l’alimentation), en restant relativement ferme, «ne semble pas accréditer l’idée que les Etats-Unis font face à des pressions désinflationnistes».