Prévisions de croissance rabotées pour la Suisse

AWP

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Le KOF aligne ainsi ses attentes sur celles des autres prévisionnistes qui sont également plus pessimistes pour la conjoncture helvétique.

Les économistes interrogés par le KOF ont révisé à la baisse leurs prévisions de croissance pour cette année et les suivantes. L’institut zurichois aligne ainsi ses attentes sur celles des autres prévisionnistes qui sont également plus pessimistes pour la conjoncture helvétique.

Les 17 économistes sondés par le KOF s’attendent à voir le produit intérieur brut (PIB) progresser de seulement 1,0% cette année, contre +1,3% dans leurs estimations de juin, a indiqué l’Institut de recherches conjoncturelles (KOF) de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich mardi dans un communiqué.

En 2018, la Suisse avait enregistré une croissance de 2,5%.

Pour cette année, les spécialistes ont notamment revu en nette baisse leurs attentes d’investissements en biens d’équipement et dans la construction, ainsi que pour les exportations.

L’inflation devrait rester modérée à 0,5%, contre 0,7% précédemment attendus, tandis que le taux de chômage est anticipé à 2,4% (2,5% dans les estimations de juin).

Pour 2020, les économistes tablent sur un PIB en hausse de 1,3% (+1,5% en juin) et sur une progression de 1,4% (+1,6%) sur un horizon de cinq ans.

La BNS et le Seco aussi moins positifs

Le consensus KOF s’aligne ainsi sur les prévisions des autres économistes qui ont également abaissé leurs prévisions de croissance pour la Confédération, en raison du ralentissement économique mondial et des tensions géopolitiques comme le Brexit et le litige commercial sino-américain.

Jeudi, la Banque nationale suisse (BNS) avait indiqué désormais tabler sur une croissance entre 0,5% et 1% cette année, contre «environ» 1,5% attendu en juin.

Le Secrétariat d’Etat à l’économie (Seco) s’attend quant à lui sur une croissance de 0,8% pour 2019 (contre 1,2% précédemment attendu) et de 1,7% pour 2020 (prévision inchangée), en raison d’un contexte international dégradé pénalisant le commerce extérieur helvétique et les investissements.

Au niveau international, l’OCDE a récemment fortement abaissé ses prévisions de croissance pour l’économie mondiale en 2019 et 2020 en les ramenant à leur plus bas niveaux depuis la crise financière, en raison des incertitudes crées par la guerre commerciale, le Brexit et l’endettement privé.

La croissance mondiale devrait passer cette année à 2,9%, 0,3 point de moins que lors des dernières prévisions de mai, et devrait rester pratiquement stable à 3% en 2020 (-0,4 point).

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